Conseils de lecture

Une époque formidable
22,00
par (Librairie L'Armitière)
14 avril 2021

Emira Tucker a 25 ans et un soir tandis qu'elle accompagne dans un supermarché la petite fille du couple pour lequel elle travaille en tant que nounou, elle est prise à partie par un vigile zélé, en raison de sa couleur de peau. On la soupçonne d'avoir enlevé cette enfant et tandis que la tension monte, toute la scène est filmée.

Lorsque la parole d'Emira est accaparée par deux Blancs, l'un par opportunisme, l'autre par fétichisme, se met en branle une mécanique implacable à partir de laquelle elle apparaît dépossédée d'elle-même. Parce qu'Emira ne veut pas être une victime ni qu'on la place dans ce rôle de composition déculpabilisant pour chacun de ses auto-proclamés "sauveurs".
Tout ce que souhaite Emira, du haut de ses 25 ans, c'est se trouver et réussir dans la vie, par la force de son travail et pour qui elle est.

Si parfois la narration peut se révéler confuse, c'est peut-être parce que les personnages eux aussi le sont.
Chapitre après chapitre, tandis qu'Alix, l'instagrameuse et fière mompreneuse, part à la dérive, que Kelley se radicalise dans sa cause et qu'Emira se cherche, ce premier roman grinçant pointe du doigt les contradictions de la société américaine autour de la notion de racisme.

Lorsque l'on achève ce roman, le cynisme de son titre n'en est que plus percutant dans une société où tout est image et où le moindre faux pas, ou erreur d'interprétation peut avoir des répercussions insoupçonnées.

Une auteure de la nouvelle génération qui pourrait bien jouer dans la cour des grands plus tôt qu'on ne le croit : à suivre de près !


Les filles du coin, Vivre et grandir en milieu rural

Vivre et grandir en milieu rural

Yaëlle Amsellem-Mainguy

Presses de Sciences Po

23,00
par (La librairie des Halles)
14 avril 2021

Dans son enquête, les Filles du coin, la sociologue Yaelle Amsellem-Mainguy fait entendre une parole rare : celle des jeunes filles et des femmes de milieu populaire qui ont grandi et vivent dans les territoires ruraux.
Une enquête menée sur quatre territoires contrastés : les Deux-Sèvres, les Ardennes, la presqu'île de Crozon et le massif de la Chartreuse.
Quel est le quotidien ce ces jeunes filles ? Qui sont-elles ? Elles sont les voix d'une jeunesse invisible, en marge des représentations médiatiques. Faire sa vie sur place, pour les filles de la campagne, c'est savoir "faire avec" et "s'adapter".
Le travail de Yaelle Amsellem-Mainguy s'inscrit dans le sillage des travaux sociologiques sur les classes populaires en milieu rural, tels que les Gars du coin de Nicolas Renhay ou plus récemment avec Ceux qui restent de de Benoit Coquard, en se focalisant ici sur le vécu des jeunes femmes. Un livre qui fait bouger les lignes, passionnant !


Le guerrier tortue
11,60
par (Librairie La Galerne)
14 avril 2021

Ne passez pas à côté de ce beau moment de lecture

J’ai adoré ce premier roman plein de délicatesse. L’auteur restitue avec finesse les paysages du Midwest américain, nature refuge et accueillante pour Bill, cadet d’une famille de fermiers, et son frère James qui fuit la violence paternelle en s’engageant pour le Vietnam. Portrait d’une Amérique pleine de doutes, portrait d’une famille marquée du sceau du désespoir, Wisconsin est aussi le roman de la rédemption, de l’espérance et de la sagesse. Ne passez pas à côté de ce beau moment de lecture.


Les altruistes
8,80
par (Librairie Mots et Images)
14 avril 2021

Une comédie dressant le portrait tendrement cruel d'une famille dysfonctionnelle. Comment ne pas s'attacher à ces personnages pleins de failles, qui se disputent, qui s'aiment, maladroitement et à leur manière ? En somme, des personnages humains parce que contradictoires.
Aude


Francis en vacances

Claire

Cornélius

8,50
par (Librairie La Mandragore)
14 avril 2021

Alors, Francis se promène dans la campagne et soudain, il lui arrive...pleins de trucs bien drôles.
Parce qu'il est marrant, le Francis, un peu comme Fabcaro.
Ce qui ne veut surtout pas dire que Fabcaro soit un blaireau, loin de là.
Par contre Francis, lui, c'est bien un blaireau.
Et un vrai.

Laurent B.