Conseils de lecture

Barnabé n'a peur de rien
10,90
par (Librairie La Mandragore)
3 mars 2021

Une histoire pour dédramatiser les peurs des petits

C'est la 3ème histoire de Barnabé le blaireau qui ne sort jamais sans ses deux amis, Claire la taupe et Constance la tortue.
Lors d'une balade au clair de lune, ils aperçoivent une ombre inquiétante. Qui se dévoue pour aller voir ?
Rien de tel pour dédramatiser les peurs des petits que de jouer avec dans un livre ! Et je suis sûre que vous ne résisterez pas à leur bouille !

Dès 3 ans

Laëtitia


1, Pile ou Face T1, Cavale au bout du monde

Cavale au bout du monde

1

Hope LARSON

Rue de Sèvres

16,00
par (Au moulin des Lettres)
3 mars 2021

Un roman graphique d'aventure à dévorer dès 10-11 ans !

Coup de ❤ de Alice pour un roman graphique à lire dès 10-11 ans:
Les jumeaux Cléopatre et Alexandre sont livrés à eux-mêmes : leur père a disparu, ne leur laissant qu'une boussole et un couteau qui semblent attirer bien des convoitises... Que peuvent bien cacher ces objets, qui pour les deux adolescents n'étaient jusqu'alors qu'un souvenir de leur père sans réelle valeur ? Alex et Cléo vont devoir parcourir le monde pour le découvrir, et ils nous embarquent dans leur grande aventure au travers de cette bande dessinée haute en couleurs !
Venez découvrir Pile ou face, tome 1 : cavale au bout du monde, de Hope Larson et Rebecca Mock 🧭🔪⛵ aux éditions Rue de Sèvres


A la folie
19,00
par (La librairie des Halles)
2 mars 2021

Lire Joy Sorman, c'est l'assurance de vivre une aventure intense, toujours singulière. Cette autrice qui construit une œuvre intrigante a le don d'empoigner des thèmes foncièrement dérangeants.
Le titre ici est déjà une devise, comme inscrite au fronton de cet établissement psychiatrique où l'autrice va vivre en immersion une journée par semaine une année durant.
Elle se fait la spectatrice du quotidien de malades et de soignants et leur donne la parole.
Et c'est cette parole libérée ou entravée, chaotique ou calibrée qui est le sujet de ce roman en plus d'un état des lieux de la psychiatrie en France.
Joy Sorman livre ici une œuvre subtile et généreuse sur la folie et ses avatars : elle aborde sa perception différente selon les époques, en multiplie les définitions et les points de vue. Une nouvelle fois, Joy Sorman surprend et ébranle nos certitudes. Et c'est libérateur !


Bientôt minuit
19,00
par (Librairie Mots et Images)
2 mars 2021

Bouleversant !

Un roman tendre et émouvant mais aussi parfois cruel ... La fin de vie n'est pas un long fleuve tranquille à l'Ehpad !
Bouleversant !


Nellie Bly, Dans l'antre de la folie

Dans l'antre de la folie

Glénat BD

22,00
par (Au moulin des Lettres)
1 mars 2021

Une excellente BD qui fait découvrir une femme exceptionnelle !

Lorsque Mme Cochrane, une fois veuve et sans fortune, dut abandonner sa vie bourgeoise, sa fille aînée Elisabeth Jane, née en 1864 en Pennsylvanie, se fixa deux objectifs dans la vie : ne pas mourir de faim et rédiger des articles qui lui permettraient de vivre de sa plume tout en dénonçant le sort réservé aux femmes et au monde ouvrier (entre autres).
Signant sous le pseudonyme de Nellie Bly, Elisabeth Jane va se faire connaître bien au-delà des frontières de l’État de New York grâce à l’un de ses reportages « en immersion » dont elle a été pionnière. Un article sur l’établissement de sinistre renommée, l’hôpital psychiatrique de Blackwell, lui a été commandé par le directeur du grand quotidien le New York World ; elle va se faire passer pour malade afin d’y être recluse et rédiger ensuite une série d’articles sur la vie des femmes internées . C’est cette enquête incroyable que relate la BD.
Le découpage de la Bd alterne le récit à la première personne du passé douloureux de la jeune journaliste et le récit de son internement qui a duré 10 jours. Nellie Bly va dévoiler tout ce que ces femmes internées devaient subir : infirmières incompétentes et brutales, médecins totalement corrompus, humiliations, repas insuffisants, bains d’eau froide… On découvre avec effroi que beaucoup de ces femmes étaient enfermées par leur propre famille qui s’en débarrassaient ainsi si elles n’arrivaient pas à trouver un mari. D’autres, se réfugiant dans un asile pour les pauvres car sans ressources, finissaient aussi dans cet asile psychiatrique malgré l’absence totale de symptômes. Une fois internées, ces femmes n’avaient pratiquement aucune chance d’en sortir d’autant plus que les mauvais traitements finissaient par avoir effectivement raison de leur santé physique et psychique.
Le récit du calvaire des résidentes de Blackwell suscita énormément de réactions et permit une évolution dans le traitement des patientes.
On retrouve le trait rond et doux de Carole Maurel que j’avais déjà beaucoup apprécié dans la Bd intitulée « Collaboration horizontale » (parue chez Delcourt en 2017). Cette douceur du trait ne masque toutefois pas les tensions dramatiques du récit. Un très beau roman graphique sur une femme exceptionnelle !