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Mardi 21 novembre 2023 à 09h26

Qui pour succéder à Renata n’importe quoi de Catherine Guérard ? À Tea Rooms de Luisa Carnés ? À Nous avons les mains roug
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Conseillé par (le Carnet à spirales)
3 juillet 2024

Polar du mois - juillet 2024

Chaque mois, le Carnet vous propose un titre remis en avant, titre choisi dans notre fonds et notre mémoire,
plaisir garanti d’un souvenir encore vivace. Confiance...
"Le livre du moi : proposition très subjective de votre libraire"

L’originalité de ce gros polar est d’utiliser les œuvres de Gaudi pour lieux de crime. Ainsi, le lecteur se promène dans les rues historiques de Barcelone, de places en places, afin de découvrir, sidéré, des scènes de crimes où le tueur a pris un soin absolu à composer des tableaux. L’occasion également de découvrir Milo Malart, inspecteur pas forcément apprécié. Enfin le contexte est celui des JO de 1992 dans la capitale catalane avec son lot d’expropriations, de corruptions, d’arrangements et de fric dépensé de manière vertigineuse. Bien évidement, la mise en avant, en ce mois de juillet 2024 de cet excellent « Babel noir » est une pure coïncidence.

Éditions Gallmeister

6,90
Conseillé par (le Carnet à spirales)
3 juillet 2024

Le livre du mois - Juillet 2024

Chaque mois, le Carnet vous propose un roman classique ou contemporain sorti de son fonds littéraire français ou étranger.

Ils sont trois. Juge, avocat, procureur. Un quatrième, silencieux. N’en disons pas plus sur sa fonction. Ils vont tenir audience. Mais il leur manque un accusé. Qu’à cela ne tienne, le premier qui passe fera l’affaire puisque l’on a tous quelque chose à se reprocher, n'est-ce pas ? C’est ce que découvrira à ses dépens Alfredo Traps représentant de commerce dont la voiture tombe malencontreusement en panne un soir de tournée dans un village suisse charmant et perdu. Hébergé et invité à dîner par un juge à la retraite, il se prête volontiers à un jeu étrange : Un repas-tribunal organisé par son hôte et ses acolytes, qui endossent, le temps d'une soirée, leur ancien costume de magistrats. Au fil d’un festin gargantuesque de plus en plus arrosé, entre les innombrables plats et les vins fins, notre colporteur se retrouve dans le box des accusés mais s’estimant au-dessus de tout soupçon, plaide non coupable. C’est sans compter la perspicacité des vieux fouineurs. Quel donc sera le verdict puisque verdict il y aura ? Un délice que cette farce, tout en sarcasmes et ironie, aussi drôle que dramatique. Un texte court mais qui en dit long sur la nature humaine et ses faces cachées, un huis clos jubilatoire sur la justice et la manière de l'exercer.