Les neuf cercles

R. J. Ellory

Sonatine éditions

  • 28 février 2015

    Un des meilleurs thriller de RJ Ellory, du niveau de Vendetta

    Au delà de l'enquête en elle-même, passionnante et tordue à souhait, c'est la terrible détermination de Gaines qui éclaire ce récit d'une lumière directement venu des enfers. Dès le début, le lecteur sait que rien ne peut arrêter sa quête de vérité, ni le respect de la loi ni le risque de voir les preuves collectées annulées pour vice de procédure.

    Gaines joue sa peau contre un ennemi invisible, comme au Vietnam, comme dans ce conflit inachevé qui l'a profondément marqué, c'est sa catharsis tant attendue, l'occasion de trouver un mobile à la mort, il en a ta,nt vu qui ne rimaient à rien au plus profond de la jungle qu'il fait une affaire personnelle de celle-ci.


    Der l'analyse des traumatismes de guerre au motivations criminelles, R. J. Ellory domine totalement son sujet sans jamais être ennuyeux. Le lecteur passe alternativement de la jungle vietnamienne au sud profond, de la peur effroyable du soldat perdu dans un conflit qu'il ne comprend pas, des massacres inutiless aux crimes et secrets sordides du présent sans se perdre un instant, la maitrise de l'auteur est éblouissante.

    L'écriture est, comme à l'accoutumée chez Ellory, magnifique. Il retrouve ici le souffle d'Un Moment de Silence ou de Vendetta qui manquait un tout petit peu à ses ouvrages plus récent. Il sait comme peu d'auteur embarquer son lecteur dans les recoins les plus glauques de l'âme humaine, mêler à merveille la symbolique la plus ésotérique et les conversations les plus anodines. Le récit ne perd pas une seule seconde de son intérêt, les passages relatant le passé du combattant expliquant brillamment les tâtonnements de l'enquêteur et de l'homme.

    Ce thriller est un pur chef d'oeuvre ! Un très grand roman puissamment humain et humaniste. Chaque personnage cherche sa voie, cherche à se perdre ou à se retrouver mais aucun n'est inintéressant, chaque rouage a sa place et joue juste. A noter la traduction qui est remarquable également.

    Un des meilleurs romans de cette année sans aucun doute, à découvrir absolument !

    Suite de la chronique et la musique du livre sur Quatre Sans Quatre http://quatresansquatre.com/article/chronique-livre-les-neuf-cercles-de-r-j-ellory-1414430090


  • par (Librairie Madison)
    26 février 2015

    Du très bon Ellory !

    Années 70. Le shérif John Gaines pensait que les atrocités auxquelles il avait assisté pendant la guerre du Vietnam l'avaient immunisé contre de nouvelles horreurs...jusqu'à la découverte du corps d'une adolescente, disparue 20 ans auparavant.
    Ce sont toutes ses souffrances d'alors qui remontent, en écho à celles de la victime, de sa famille et de ses amis.
    Son enquête va le plonger dans un passé sombre, empli de secrets et de folie.
    Un roman noir dans la veine de Seul le silence, plein de douleurs et de tourments mais éclairé par l'espoir, celui d'un avenir meilleur, d'amitiés profondes et d'histoires d'amour à construire.


  • par (Librairie Ravy)
    2 décembre 2014

    Une valeur sûre !

    1974 : Le shérif John Gaines doit élucider un meurtre vieux de 20 ans. Confronté à la loi du silence et hanté par ses souvenirs du Vietnam, John Gaines doit bousculer les habitudes et traditions du Sud, mais aussi sa vision des choses.
    R.J Ellory nous confronte une nouvelle fois à une figure du mal absolu qui n'a rien à envier à "Seul le silence" ou "Mauvaise étoile".
    Valérie


  • 24 novembre 2014

    guerre du Vietnam, policier, Etats-Unis

    Disons-le tout de suite : je n'ai pas perçu les fameux 9 cercles de l'enfer. Je n'ai perçu que celui de la guerre du Vietnam, ce n'est déjà pas mal.

    Car l'enquête de nos jours n'est qu'un prétexte pour nous faire découvrir les réminiscences de cette guerre, telles que peuvent les vivre les vétérans. Ces images qui vous viennent devant les yeux à l'improviste, imposant leur vision d'horreur à n'importe quel moment. C'est en cela que l'auteur est fortiche dans ce roman.

    Pour le reste, l'enquête policière est des plus banale et le shériff un peu pataud qui ne peut voir plus loin que le bout de son nez.

    On devine les pratiques vaudou pas loin, mais rien de bien prégnant.

    Le style est fluide, malgré quelques tics d'écriture qui m'ont gênés sans toutefois me laisser un souvenir précis (j'aurais dû les noter, mais j'ai été emporté par ma lecture et mon désir de savoir la fin).

    Les moeurs du Sud sont également décrites, sans que la Ségrégation tienne une place d'importance dans le roman.

    Au final, j'ai passé de très bonnes heures de lecture à la recherche de la vérité.

    L'image que je retiendrai :

    Celle du serpent qui se mord la queue mis à la place du coeur de Nancy, pratique symbolique.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2014/11/16/30952076.html


  • 19 octobre 2014

    Un polar un peu trop bavard

    On ne reprochera pas à Roger Jon Ellory de manquer d'ambition. Dans " Les neuf cercles ", son sixième roman, l'auteur de " Seul le silence " s'attache à ausculter à la fois les traumatismes de deux anciens combattants et les mentalités des riches Blancs du Mississippi, le tout sur fond de crime non résolu. Vaste programme pour un Anglais natif de Birmingham. Il est vrai que lui s'avoue fasciné non seulement par les tueurs en série mais aussi par le Sud profond et par le chef-d'oeuvre de Truman Capote " De sang-froid ". Et que, livre après livre, il décline cette triple fascination en allant défier sur leur terrain les plus grands noms du polar US.

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