Un membre permanent de la famille

Russell Banks

Actes Sud

  • par (Fontaine Sèvres)
    14 mai 2015

    La vie des gens en douze nouvelles

    Drôles, acerbes, cyniques, ces douze nouvelles de Russel Banks croquent des moments de vie...


  • par (Fontaine Villiers)
    11 mai 2015

    Dans un recueil de nouvelles le très grand écrivain qu’est Russel Banks met en scène toute une galerie de personnages plus authentiques les uns que les autres, en proie aux petits et grands tracas de la vie.
    Avec son regard aussi juste qu’acerbe tous les protagonistes seront mis à nu et toutes les petites lâchetés et compromissions que l’on se fait à soi-même seront dévoilées, même si ce sont celles qui aident à supporter une existence parfois douloureuse et à maintenir un lien avec ses semblables.
    Voilà donc une lecture qui appuie là où ça fait mal mais qui est d’un réalisme et d’une justesse à toute épreuve.
    Aussi brillant dans ses nouvelles que dans ses romans, Russell Banks, nous donne là une nouvelle preuve de son immense talent.


  • par (Le Merle Moqueur)
    6 mars 2015

    Cynique et désabusée, mais en même temps tellement touchante: la société telle que la dépeint Russel Banks nous touche parce qu'elle est proche de nous.
    Douze histoires saisissantes de réalisme où l'on retrouve tout le talent de l'écrivain américain. Sa nouvelle "Blue", en particulier, concentre la beauté de son écriture.
    Valentine - Le Merle Moqueur


  • par (Librairie du Golfe)
    4 février 2015

    Un membre permanent de la famille

    12 nouvelles avec des personnages qui ont toujours une vie en équilibre instable.
    Russell Banks nous décrit une Amérique middle class avec des hommes et des femmes qui essayent tout simplement de vivre.
    Admirable


  • 22 janvier 2015

    Des nouvelles courtes comme un roman fleuve

    Contrairement aux Anglo-Saxons, les Français rechignent devant les nouvelles, par peur d’être frustrés peut-être. On voudrait en savoir plus : sur les personnages, sur l’intrigue, sur le contexte ou on préférerait se plonger dans un roman fleuve qui court sur plusieurs soirées... mais avec les nouvelles, hop! l’histoire est à peine commencée, qu’il faut passer à autre chose, entrer dans un univers différent, faire la connaissance de nouveaux personnages. Pourtant, lorsque les nouvelles sont vraiment réussies, c’est-à-dire quand l’écrivain n'a pas choisi ce format par manque d’inspiration ou de temps, mais parce que quelques pages lui suffisent pour condenser sa pensée, alors toutes nos réticences s’envolent. Si vous souhaitez vous convertir à cette religion de la « short story », choisissez le recueil des douze textes de Russell Banks qui ressemblent à douze romans-fleuve. Centrés autour de personnages solitaires, ils ont pour fil rouge le moment où la vie bascule. « Un ancien marine », raconte l'histoire de ce vieil homme, prêt à tout pour conserver son statut de chef de famille, qui réserve bien des surprises à ses enfants ; « Véronica » est le récit pathétique d’une toxico croisée dans un aéroport ; « Big dog » évoque les sentiments ambigus que l’on éprouve face à quelqu’un qui vit quelque chose de très heureux; ce subtil mélange de bonheur et de jalousie.  Et pour prouver définitivement que la longueur ne fait rien à l’affaire, la nouvelle la plus émouvante à mes yeux est aussi l’une des plus courtes: dans « Transplantation », un homme qui vient de recevoir un nouveau cœur accepte après bien des réticences de rencontrer la veuve du donneur… qui veut écouter le cœur de son défunt mari une dernière fois.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • 13 janvier 2015

    Et Russell Banks démontre tout son talent dans ces douze nouvelles! Un ancien Marine devenu âgé qui a élevé seul ses fil dans le respect braque désormais des banques pour subvenir à ses besoins. Un couple divorcé avec enfants s'arrange tant bien que mal (ou plutôt mal) pour la garde des enfants. Mais que faire du chien ? Une femme noire à économiser 3500 dollars pour d'acheter sa première voiture. Elle se retrouvé enfermée la nuit dans le parc d'exposition avec son argent liquide sur elle. Traquée par un pitbull, sur appel téléphonique d'un jeune, la télévision débarque et la filme. La fin m'a laissée sans voix...

    Et que dire du désarroi de cet homme qui vient de remporter un prix prestigieux et qui doit le fêter avec ses amis ? Au lieu de se réjouir, ils sont jaloux. Pour eux, il a obtenu ce prix non pas son travail mais par son réseau d'influence. Sa femme le soutient mais pour combien de temps?
    En Floride où ils venaient tout juste de s'installer, un mari jeune retraité meurt laissant une femme qui s'épanouit (dans la nouvelle intitulée "Oiseaux des neiges" qui est un bijou)! Et il y aussi l'histoire d'une junky certainement décédée mais que cherche toujours une femme qui l'a hébergée. Attention, la bienveillance s'éloigne très vite. La nouvelle où un homme qui vit grâce à une transplantation cardiaque m'a beaucoup émue.

    Dans la plupart de ces nouvelles, on se retrouve à des moments dans des vies où tout peut basculer. Russell Banks fait évoluer chaque histoire dans un sens qu'on n'attendait pas. Ses personnages se dévoilent dans ces instantanés de vie avec la solitude, la souffrance, les échecs amoureux ou la routine des couples et surtout ce qui fait l'Amérique. Un pays avec ses différences sociales flagrantes et où les paillettes sont absentes.
    Tout sonne parfaitement juste et sans excès. A lire !