Michèle F.

Dévoreuse de livres passionnée !

Deux étrangers, roman
21,00
4 avril 2014

Très beau roman. Une écriture tout en finesse, douloureuse mais indispensable. C'est un roman à tiroirs qui évoque mille petites et grandes choses de nos vies fragiles. Amour, deuil, race, appartenance, terre natale, rupture, héritage … des mots qui viennent nous interroger et nous séduire au fil de cette descente vers le Sud (qui n’est pas une descente aux enfers, quoique ? …). Les étapes de ce voyage initiatique permettent à la narratrice de remonter le fil de sa mémoire et nous la suivons sans hésiter. Des sentiments forts, de l’humour sans aucun doute et une volonté de comprendre pourquoi et comment un père et une fille peuvent être à ce point deux étrangers alors que l’attente de l’amour se fait si forte.

Confiteor

Actes Sud

26,00
4 avril 2014

De la grande littérature

Barcelone, ville magique et truffée de symboles. Adrià veut être historien des idées et de la culture … « Nous ne sommes pas au monde pour être heureux » dit sa mère, qui rêve de faire de lui le meilleur violoniste du monde. « Ne m’oblige pas à te punir ! Apprends tes leçons ! » dit son père, qui aura toute sa vie trahi, menti, dénoncé, volé … Ugh dit Aigle-Noir, le valeureux chef arapaho, soutien moral et compagnon de l’enfance. Mais que dit Adrià ? Pas grand-chose et tout à la fois, mais pas forcément l’essentiel pour sauver son amour ou son amitié.

Adrià est un enfant solitaire devenu adulte dans la souffrance de l’absence d’amour. Il a du mal à accepter la vie, à accepter la mort. En toile de fond, cinq siècles d’histoire défilent et nous parlent du mal, de la faute, du pardon, de l’incroyable nature humaine, de la fin d’un monde humaniste. La cruauté est là, présente dans nos vies alors que nous cherchons en vain le territoire du bonheur. Comme Adrià qui tente de rencontrer les dieux, hors du temps et de la folie des hommes, son Arcadie, la beauté, un regard bleu, une note de musique. Mais, la culture n’est pas un antidote à la violence et même Dieu n’y peut rien, l’homme est fondamentalement mauvais ! Adrià adresse sa confession à Sara, l’amour de sa vie. Il veut comprendre et plonge aux sources du mal, il veut avouer sa propre lâcheté et sa fragilité. Confesser ou avouer … Le violon Storioni est un élément symbolique qui va passer de main en main et devenir objet de convoitise et porter avec lui le malheur.
CONFITEOR est un roman grandiose, récit familial, pages d’histoire, fable à la fois épique et dramatique. On s’interroge, on pleure, on rit quelquefois. On pose à chaque fois le livre avec regret en attendant le moment heureux où l’on reprendra la lecture. Une écriture particulière, un texte nécessaire qui laisse pantois. Ce n’est pas un style décousu mais un puzzle, chaque chose venant prendre sa place, même si cela peut dérouter. Une mise en scène originale et astucieuse qui nous incite à poursuivre le voyage. De la grande littérature sans aucun doute.

Puzzle

Fleuve Editions

20,90
4 avril 2014

un peu décevant

Et bien, j'ignore pourquoi, mais je suis très déçue par "Puzzle" dont on m'avait dit tant de bien et que j'attendais de lire avec impatience. J'ai eu du mal à m'approprier personnages et scènes, je suis restée un peu en retrait dans cette histoire étrange qui me donnait un sentiment de déjà-vu et de bouts de ficelle, alors que je suis une fan absolue de Franck Thilliez. Peut-être de la lassitude face à ce type d'intrigues qui poussent toujours plus loin les limites de l'humain ?