Marianne K.

L'Amour en saison sèche

Shelby Foote

Rue d'Ulm

20,00
par (Les Lisières à Villeneuve d'Ascq)
12 novembre 2019

Les vertus sudistes sur le bûcher des vanités...

Impossible de résister à la verve narrative de Shelby Foote, il nous ensorcelle avec un charme redoutable et nous garde sous son emprise tout au long de son roman. Chronique sociale et familiale, L'amour en saison sèche nous emmène dans une petite ville du sud des USA, Bristol, auprès de la famille Barcroft. Sur près de quarante ans, du début du XXème siècle à la seconde Guerre mondiale, l'écrivain nous donne à lire une époque, une ville, et crée des personnages à la psychologie complexe et surprenante ! Le père, réactionnaire, inconsolable d'avoir perdu son unique fils, vit avec ses deux filles, ne leur laissant que peu d'espace et de liberté... Quand un prétendant se fait connaître pour l'une d'elle, le père est convaincu qu'il n'a d'yeux que pour sa fortune ! Ajoutons à l'intrigue une femme fatale redoutable et un aveugle pervers et nous voilà embarqués dans une lecture passionnante qui nous réserve bien des surprises...
Historien et écrivain du sud des États-Unis, Shelby Foote est peu connu en France, ses œuvres, pourtant dans la lignée d'un William Faulkner, n'ont pas rencontré le succès qu'elles méritent... Les éditions de la Rue d'Ulm ont donc eu une brillante idée en rééditant ce chef-d'oeuvre !

Un sandwich à Ginza

Hiramatsu, Yôko

Philippe Picquier

20,00
par (Les Lisières à Villeneuve d'Ascq)
7 novembre 2019

L'eau à la bouche

Si vous avec aimé Le Gourmet solitaire de Taniguchi (Casterman), La Cantine de Minuit d’Abe Yaro (Le Lézard noir), ou encore Le goût d’Emma de Kan Takahama (Les Arènes) et L’Art du sushi de Franckie Alarcon (Delcourt), vous aimerez sans aucun doute Un sandwich à Ginza, de la reporter culinaire Yôko Hiramatsu ! Promenade culinaire à travers le Japon, ce recueil met l’eau à la bouche : du pot-au-feu traditionnel aux tempuras en passant par les omelettes au riz, il y en a pour tous les goûts ! Et de la cantine d’entreprise à la petite gargote traditionnelle en passant par le restaurant des quartiers chics, il y en a aussi pour toutes les bourses… Accompagnés de quelques planches de Jirô Taniguchi, ami de l’autrice, ces textes sans prétention sont une invitation à prendre le temps de la dégustation, à être curieux, à renouer avec le plaisir de partager un bon repas entre amis, que ce soit au Japon ou ailleurs !

Entre les rives

Diane Meur

La Contre Allée

18,00
par (Les Lisières à Villeneuve d'Ascq)
6 novembre 2019

D'une langue l'autre...

Nous sommes nombreux, lecteurs français, à aimer la littérature étrangère ; mais bien souvent, nous ne la lisons pas dans la langue originale. Nous avons donc immensément besoin de cet intermédiaire si précieux qu’est le.a traducteur.trice ! Pourtant, son nom est trop régulièrement passé sous silence, on ne l’évoque que pour critiquer son travail et il exerce souvent son activité dans des conditions extrêmement précaires… Les éditions La Contre Allée, déjà fortes de leur expérience avec le festival « D’un pays l’autre », lancent la collection « Contrebande » afin de remettre traducteurs et traductrices au cœur des préoccupations ! Deux titres sortent simultanément en librairie : Traduire ou perdre pied, de Corinna Gepner, et Entre les rives, de Diane Meur.
Entre les rives est un de ces ouvrages qui nous éclairent et nous ouvrent les yeux sur un sujet ; un recueil de textes qui évoquent le métier, le rapport à l’écriture, l’influence sur la création, les questions techniques des langues, la fidélité à la pensée d’un auteur, et plus encore au texte lui-même… Avec son écriture fluide et précise, Diane Meur nous offre ses pensées et réflexions sur cet univers si énigmatique qu’est la traduction !

Notes à usage personnel

Delcourt Littérature

20,50
par (Les Lisières à Villeneuve d'Ascq)
17 octobre 2019

De la beauté d'une dernière page...

C’est avec une grande sincérité, une belle émotion et un franc-parler jouissif qu’Emilie Pine nous livre ici six confidences, comme six essais, six témoignages sur sa vie de femme, sur le travail, les passions, la misogynie, la famille et la confiance en soi ! Il ne faut pas passer à côté… Anne Enright a dit de ce livre : « ne le lisez pas en public, il va vous faire pleurer », c’est vrai, mais il va surtout vous faire cogiter intensément, par son intelligence et sa sensibilité ; parce que chaque lecteur.trice se retrouvera dans les situations et les sentiments décrits ! Et surtout, lisez la dernière page, la plus belle que j’ai lue depuis longtemps, une page vibrante, inspirante, et qui reflète toute la qualité de cet ouvrage !

Ce prince que je fus
20,00
par (Les Lisières à Villeneuve d'Ascq)
25 septembre 2019

Au XVIème siècle, une très jeune princesse aztèque, fille de Moctezuma II, est enlevée / achetée / mariée, et se retrouve en Espagne, dans un village reculé des Pyrénées, mariée à un conquistador, baron de son état, avec une vingtaine de ses compatriotes, constituant sa suite ! De cette étrange union naît un enfant, à l’origine d’une lignée impériale aztèque en Espagne. Cinq cents ans plus tard, Kiko Grau apprend qu’il en est le dernier héritier ! Se faisant dès lors appelé « Son Altesse Impériale », il profite de la situation pour s’introduire dans la noblesse espagnole de l’époque et entrer dans les petits souliers de Franco… Se penchant sur cette incroyable histoire, le narrateur enquête : histoire de la princesse Xipaguacin, au Mexique et en Europe ; existence d’un trésor caché par ses soins dans les montagnes ; devenir de la lignée impériale et de la suite de la princesse… En mêlant passé et présent, enquête et entretiens, Jordi Soler, merveilleusement traduit par Jean-Marie Saint-Lu, nous emporte dans une formidable aventure entre Mexique et Espagne, sur les traces d’un homme singulier, qui se révélera étonnamment attachant !