Céline V.

Le répondeur

Blanvillain, Luc

Quidam Édition

20,00
par (Librairie Mots et Images)
13 février 2020

A l'heure du contact permanent et de l'omniprésence des réseaux sociaux, peut-on prendre la place de quelqu'un, même avec son consentement ? De dénouements en catastrophes, Luc Blanvillain porte un regard pétillant sur la société.
Irrésistible !

BOZA !
par (Librairie Mots et Images)
12 février 2020

Boza, c’est l’histoire de Petit Wat, un jeune Camerounais, qui a décidé qu’un avenir meilleur l’attendait en Europe. A Douala, quand tu es quartiezard, soit tu deviens dealer, soit tu deviens … rien. A 15 ans, avec quelques francs CFA en poche, il prend la route de l’exil armé de sa colère et d’une bonne dose d’optimisme. Il est loin d’imaginer le voyage qui l’attend. Seul, au péril de sa vie, il affronte les passeurs, les ghettos, les frontières, la mort qui guette l’adolescent dans chaque pays. Petit à petit, pas après pas, sans jamais perdre de vue son objectif, il avance. Sa volonté, son humour et son immense foi en la vie lui permettent d’affronter l’enfer de la route migratoire.
Boza, c’est l’espoir, c’est la victoire, le bonheur d’avoir atteint son objectif après toutes ces épreuves qui forgent un destin. Un enfant ou un adolescent peut-il affronter cela seul ? Combien ont péri sur le chemin ? Avec l’aide d’Etienne Longueville qui l’a accueilli à son arrivée, Ulrich Cabrel raconte l’une des plus violentes tragédies de notre époque. Indispensable, pour que le monde sache.

BOZA !
par (Librairie Mots et Images)
6 février 2020

Boza ! c’est l’histoire de Petit Wat qui a quitté son Cameroun natal à 16 ans pour l’Europe avec la promesse d’un avenir meilleur. Un chemin semé d’embûches, de terreurs et de rencontres qui vont forger son destin jusqu’à son arrivée en Bretagne.
A lire absolument.

Une bête au paradis
18,00
par (Librairie Mots et Images)
29 janvier 2020

Le Beau et la Bête

Taciturne et autoritaire, Emilienne est une femme de la terre. Elle veille sur ses bêtes et sur ses petits-enfants devenus trop tôt orphelins. Entre le poulailler, les champs et la fosse à cochons, elle leur transmet sa passion charnelle pour la ferme. Blanche et Gabriel grandissent avec les animaux, les saisons, le sang, la terre. Avec Louis aussi, le commis recueilli par Emilienne. Petit à petit, Louis apprend à se fondre dans cette famille dont il partage le quotidien sans jamais en faire partie réellement. Et il y a Alexandre, rencontré sur les bancs de l’école, le seul à passer la porte du Paradis. Tandis que Gabriel s’échappera dès qu’il pourra de cet univers oppressant, Blanche n’imagine pas un jour quitter le Paradis, même pour Alexandre, l’amour de sa vie. Mais Alexandre rêve d’ailleurs et part pour la ville, abandonnant Blanche et les siens. On n’aime qu’une fois au Paradis. Désormais, l’équilibre de Blanche est bancal et s’organise au rythme des saisons et des bêtes. Dominée par la violence de ses sentiments, elle sombre tel un animal sauvage. Si Blanche tangue, c’est bien tout l’équipage qui risque le naufrage entre Emilienne qui n’est plus toute jeune et ne peut plus aisément assurer les tâches quotidiennes et Louis en proie à ses propres démons amoureux …
Dans un huis clos à ciel ouvert, Cécile Coulon dresse un portrait charnel, à la limite de la folie, de l’attachement de ces personnages à leur terre. On a de la boue collée aux bottes et l’odeur du foin inonde les narines. La nature attirante et hostile y est bien plus qu’un décor, c’est un personnage à part entière. Avec son écriture à fleur de peau, où les sentiments sont exacerbés, Cécile Coulon laisse monter une pression angoissante qui présage au lecteur que le pire reste à venir. La vengeance ira bien au-delà.
Vous ne sortirez pas indemne du Paradis. Méfiez-vous de l'attachement inconditionnel de Blanche à sa terre et à ses racines. Une question vous hantera bien après avoir refermé ce livre : la bête est-elle vraiment celle qu'on croit ?

SWING TIME

Smith Zadie

Gallimard

9,10
par (Librairie Mots et Images)
29 janvier 2020

Une histoire d’amitié entre deux petites filles sur plusieurs décennies, ça vous rappelle quelque chose ? Oubliez, ça n’a rien à voir ! Nous sommes dans les quartiers nord de Londres dans les années 80, deux petites filles métisses se rencontrent à un cours de danse. Animées par la même passion et unies par la même couleur de peau, elles deviennent vite inséparables. Alors que Tracey est exubérante et directive, la narratrice est plus discrète et se laisse porter par la vie.
Au rythme des pas de danse de Fred Astaire, Zadie Smith nous présente son héroïne, sans jamais dévoiler son nom, pour en faire un personnage intime que l’on connaitrait depuis toujours. Alternant les flashbacks et les époques de la vie, elle évoque son enfance coincée entre son amitié toxique avec Tracey et sa mère concentrée sur ses études et ses activités politiques, un père aimant mais désœuvré. Alors que Tracey se destine à devenir danseuse professionnelle, la narratrice se retrouve propulsée assistante personnelle d’une star internationale et doit adopter ses causes et son rythme de vie. Toujours dans l’ombre, elle voyage à travers le monde, entre tournées de concerts et séjours humanitaires en Afrique. Elle découvre alors la confrontation entre deux mondes : celui de la richesse excentrique contre celui de l’incroyable pauvreté.
Tout au long de son roman, Zadie Smith aborde en filigrane de nombreux sujets tant civiques, comme le racisme ordinaire, la place des femmes dans la société, le rapport à l’argent, que philosophiques : la quête d’identité, l’épanouissement personnel, le don de soi. Alors, si Zadie Smith ne nie pas son admiration pour Elena Ferrante, l’amitié prodigieuse de ses héroïnes s’apparente à une danse, un tango rythmé par la jalousie, l’empathie ou l’admiration. Elle analyse ces amitiés constructives ou dévastatrices qui alimentent nos vies d’adultes.
A travers sa variation sur le passage à l’âge adulte, Zadie Smith questionne : qu’est-ce qu’une vie réussie ? Elle laissera le lecteur apporter ses propres réponses, chercher jusque dans l’envers du décor car l’existence n’a rien d’une joyeuse comédie musicale.