Roselyne R.

Une enfance de Jésus
par (Librairie L'Armitière)
22 août 2013

Vie d'un messie

Toujours très hors-norme, Cotzee a transposé de nos jours la vie de Jésus. Attention, ce n'est pas une relecture du Nouveau Testament mais plutôt une fable qui raconte comment un enfant pas comme les autres réussi à s'adapter à une nouvelle culture, s'insérer dans un nouveau pays et trouver sa place dans le monde. Le lecteur pressent le drame qui ne manquera pas d'arriver mais est tout de suite embarqué dans cette histoire et veut connaître la suite. Du grand Cotzee !

Canada

Éditions de L'Olivier

22,50
par (Librairie L'Armitière)
22 août 2013

Caribou !

C'est un roman d'apprentissage éblouissant raconté d'une manière si brillante que j'avais l'impression de lire un récit. Pourtant, l'histoire peut à priori sembler improbable. Tout commence avec ce couple d'américains moyens qui, pour payer ses dettes, décide de braquer une banque. Ils finiront en prison et leurs deux enfants, livrés à eux-même, apprendront seuls à se construire. Un roman sur la solitude, sur le passage de l'enfance au monde adulte. Un roman âpre, un roman rugueux mais servi par une très belle écriture et empreint d'une certaine tendresse malgré tout. Certes, c'est assez noir mais les dernières pages laissent présager une fin heureuse... Enfin, j'ai retrouvé ce que j'aime par dessus tout dans la littérature américaine : la description au fil des pages d'une nature omniprésente et grandiose. C'est vraiment très beau ! On s'y croirait !

Esprit d'hiver

Christian Bourgois

20,00
par (Librairie L'Armitière)
22 août 2013

Sombre Noël

Mon gros coup de coeur parmi les livres que j'ai lu pour cette rentrée littéraire. Tout se passe le jour de Noël. C'est un huis-clos entre une mère et sa fille adoptive. Le père est allé cherché ses parents à l'aéroport mais reste bloqué là-bas à cause d'une tempête. Le roman commence précisément lorsque la mère se réveille. Une phrase lui trotte dans la tête. Comme elle, le lecteur perçoit un malaise mais sans savoir pourquoi. D'une virtuosité impressionnante, c'est une intrigue extrêmement construite. Jusqu'à la fin, je me suis fait balader... mais tout s'explique, tout se met en place lors des deux dernières pages. À la fois très réaliste, le roman flirte parfois avec le fantastique comme si tout cela n'était qu'un rêve. L'espace- temps, l'univers domestique, les racines... toutes ces notions se troublent. En arrière-plan, c'est aussi une critique de la société américaine que fait aussi l'auteure. J'aime aussi beaucoup le titre que je trouve très poétique. Bref, c'est à lire !

Le rire du grand blessé
par (Librairie L'Armitière)
22 août 2013

Libres livres

Dans une société qui décide de tout à la place des gens, les livres sont bien entendus interdits. Malgré tout, un homme va enfreindre la loi et connaître grâce à la lecture des sentiments qui lui étaient jusqu'à présent inconnus.
J'avais déjà beaucoup aimé le précédent livre de cette toute jeune romancière. Ici, elle s'essaie au roman d'anticipation... et c'est une réussite ! C'est une sorte de fable sur l'oppression, la rebellion et le pouvoir libérateur des livres. Très froid mais aussi très bien écrit, une belle surprise de cette rentrée littéraire.

La garçon incassable

Éditions de L'Olivier

16,00
par (Librairie L'Armitière)
5 juillet 2013

Burlesque... ou presque !

Je n'avais aucune raison particulière de m'intéresser à Buster Keaton mais depuis que j'ai lu ce livre, j'ai très envie de me plonger dans sa filmographie !
D'une écriture très simple mais avec avec de vrais moments de grâce, c'est un roman sur l'enfance maltraitée et le handicap. Sur le mode d'une enquête journalistique, il raconte la face cachée de cette vedette comique du cinéma muet et de son enfance douloureuse. Trimballé, brutalisé, maltraité dans un show-burlesque dirigé par son père, l'enfant de la balle a su tirer une force de ses faiblesses. À cause de son enquête, la narratrice se souvient d'un enfant handicapé qu'elle a connu autrefois. D'un chapitre à l'autre, les deux histoires s'alternent et se répondent. C'est très sensible, très émouvant, très drôle aussi parfois. Bref, du grand art !