Le Carnet À Spirales .

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Les lectures de l'équipe du Carnet à spirales pour vous aider dans vos choix, vous accompagner dans vos nuits blanches, dans vos heures d'évasions romanesques.
Peu adeptes des étoiles nous avons décidé d'en donner 5 par défaut à nos recommandations.
Au plaisir de vous lire et de vous recevoir au Carnet à spirales

Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar
par (le Carnet à spirales)
30 octobre 2019

Quelques jours dans la vie... pour une bascule d'une "petite" vie dans la grande histoire. La naissance d'un géant qui se forge grâce à ses proches, à ses compagnons.

Comme d'habitude (belle habitude) avec Antoine Choplin ce roman est une petite perle, un bijou façonné face après face pour donner à l'ensemble un éclat certain. Et quand cet homme, Vaclav Havel, ami proche, frère d'infortune, de lutte contre la dictature, s'assoit dans le fauteuil de ce bureau présidentiel, le lecteur le voit épouser en quelques lignes en peu de mots le costume de chef d'Etat.

Du grand Choplin, encore.

Chaleur / roman
par (le Carnet à spirales)
30 octobre 2019

Comme apparemment on s'ennuie en Finlande, les beaux jours revenus, on organise toutes sortes de championnat tous plus débiles les uns que les autres à savoir lancer de portables, porter de femmes, écrasement de moustiques et j'en passe.. et notamment le fameux championnat du monde d'endurance au sauna, si, si ça existe, le dernier ayant eu lieu en 2010 suite au décès d'un des deux finalistes. Joseph Incardona fait donc monter la température à 110°, température que vont devoir affronter nos deux protagonistes, Niko et Igor, deux personnages singuliers, diamétralement opposés mais identiques dans leur rage de vaincre. Derrière la farce et le burlesque se cachent les portraits de personnages atypiques et finalement attachants et un questionnement plus profond sur l'absurdité de ces concours qui conduisent l'homme à des comportements extrêmes. Vous ne verrez plus jamais le sauna pareil....

L'aménagement du territoire
par (le Carnet à spirales)
30 octobre 2019

Argel, paisible village de la Mayenne, aux portes de la Bretagne. Un projet d’extension de ligne à grande vitesse se dessine à proximité de la bourgade, projet qui verra détracteurs et partisans s’affronter, non pas dans un combat sans merci, mais dans une lutte sournoise et souterraine. Un roman foisonnant tant au niveau de l’intrigue que des connaissances stupéfiantes de l’auteur, passionnant et passionné qui retrace avec brio l’histoire de notre pays et dissèque les mécanismes et les enjeux politiques de l’aménagement du territoire. Brillant.

Article 353 du Code pénal
par (le Carnet à spirales)
30 octobre 2019

Dans la tête d'un homme qui se livre dans le bureau du juge après avoir poussé à l'eau un escroc immobilier. Comment en est-il arrivé là, pourquoi, quel est ce poids de la vie si lourd à supporter ? Loin d'un bavardage égocentré, ce nouveau roman de Tanguy Viel est un vrai bonheur. Il sonde ce Martial Kermeur, héros malgré lui, trop lâche devant la société pour se défendre, trop faible devant la justice pour porter cette escroquerie au tribunal. Il devient, lui la victime, convaincu de son erreur. Toutefois, à la fin du roman, les rôles seront inversés. Tanguy Viel, en choisissant Martial Kermeur, homme simple et seul, homme courbé sous le quotidien banal, en prise avec Antoine Lazenec, est en fait l'image d'une société qui se tait, se terre, oublie sa force, nie sa liberté.

Un grand et court roman.

Pas d'éclairs sans tonnerre
par (le Carnet à spirales)
30 octobre 2019

Un ton un peu singulier. Un jeune un peu à la marge. Un territoire un peu à l'écart. Un peu de tout cela à la fois pour un roman envoutant...

Donald est attachant. Il possède des hobbys d'un autre temps, se déplace en vélo ou en canoé, se passionne pour les fouilles.

Jérémie Gindre pose sur Donald un regard, certes, bienveillant mais l'observe également avec un œil quasi scientifique. Il l'accompagne dans ses découvertes, dans ses aventures en donnant l'impression de lui laisser une grande dose de liberté. L'auteur a définitivement réussi à créer un vrai personnage quasi autonome : Donald.

Le point culminant du récit est atteint avec cette échappée dans le Parc de Writing-on-Stone, libres garçons (Donald a entrainé son cousin dans cette aventure) qui sont comme des chiens fous sur ce site de fouilles archéologiques.

Ce roman est étonnant, intelligemment différent, en retenue mais puissant à la fois. Quelques petites impressions et informations proposées ci-et-là, hasards volontaires, coïncidences voulues, donnent à la lecture un sens profond. Le village oublié de Douglas, résultat de la cupidité humaine, l'intérêt soudain de tout un village pour son passé, la difficulté d'une vie de fermier, la construction des maisons toutes similaires sauf une...

Un charme, une poésie, un je-ne-sais-quoi, qui donne à ce roman l'éclair que, lecteur, je cherche.