Le Carnet À Spirales .

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Les lectures de l'équipe du Carnet à spirales pour vous aider dans vos choix, vous accompagner dans vos nuits blanches, dans vos heures d'évasions romanesques.
Peu adeptes des étoiles nous avons décidé d'en donner 5 par défaut à nos recommandations.
Au plaisir de vous lire et de vous recevoir au Carnet à spirales

SEPT MORTS AUDACIEUX ET UN POETE ASSIS
22,00
par (le Carnet à spirales)
5 novembre 2020

Ils étaient huit, un seul a eu la vie sauve. Leur crime : la volonté de fonder une république basée sur le respect de soi et des autres et la justice sociale. Quinze ans après leur condamnation à mort par La Grande Vigilante, le vieux Poète Assis raconte, devant la Haute Instance de réparation des maux du passé l’épopée et la soif d’équité qui condamnèrent ses compagnons d’infortune à la peine capitale. Une fable exigeante qui retrace de façon inédite et passionnante l’histoire de la Tunisie et livre une belle réflexion sur la dictature et la démocratie.

Vivants

Charef, Mehdi

Hors d'atteinte

17,00
par (le Carnet à spirales)
5 novembre 2020

Dans « Rue des Pâquerettes », Mehdi, du haut de ses dix ans, racontait son exil d’Algérie avec sa mère et ses frères pour rejoindre son père en France dans l’espoir d’une vie meilleure. Déception et amertume, la vie meilleure se déroulera désormais dans un bidonville de Nanterre. Dans ce nouvel opus, Mehdi a déménagé dans une cité de transit, à peine plus confortable que le bidonville, portant son regard d’enfant sur la vie quotidienne de ses parents, son père sur les chantiers, sa mère ne pouvant sortir qu’accompagnée, l’école « deux baraques en préfabriqué », l’entraide entre occupants de la cité… Un regard sur l’exil également, sur le pays loin des yeux mais près du cœur évoqué par Mehdi en interludes, sur la France colonisatrice si vertueuse et moralisatrice, mais aussi sur ces années 60 où la banlieue parisienne avait terriblement besoin de main d’œuvre et n’était encore pas la monstrueuse pieuvre qu’elle est devenue, où elle était encore émaillée de petits commerces et d’un peu d’humanité. Un texte lumineux et bouleversant entre autobiographie et documentaire, qui dit beaucoup de la douleur du déracinement et de la difficulté d’être soi quand on ne se sent pas chez soi. « Lorsqu’en France, dans la rue, nous sommes plus de deux enfants algériens à marcher ensemble, je ne me sens pas bien. J’ai l’impression que les Français nous scrutent, nous observent avec méfiance. Ma faute est d’être arabe. Moi qui désire être aimé tout le temps et par tout le monde, je vacille ».

Né d'aucune femme
8,20
par (le Carnet à spirales)
5 novembre 2020

Le roman ouvre sur l'homme, énigmatique, se prolonge par le Prêtre Gabriel, qui lira le journal d'une femme, Rose, dont le lecteur découvrira peu à peu la vie, une vie d'esclave sous le joug du Maître de Forge, une vie dans laquelle il lui faudra tuer afin de survivre, il lui faudra donner la vie pour mesurer la perte puis l'abandon.
De l'écriture puissante, sans fioritures de Franck Bouysse jaillissent les sons, les odeurs, les couleurs, les bruits du monde, les gestes, les regards, les silences, les pulsations d'un cœur, le souffle d'une bête ou celui d'un homme (peut-être le même...), les hommes, taiseux, violents, lâches et surtout Rose qui malgré sa terrible destinée, gardera toujours la tête haute avec sa liberté dedans. Un roman éprouvant, noir, très noir mais beau, très beau, incroyablement beau.

Patria

Aramburu, Fernando

Actes Sud

11,50
par (le Carnet à spirales)
5 novembre 2020

Copieux roman qui décortique brillamment la période "E.T.A." de l'Espagne mais avant tout superbe fresque qui met en scène deux familles déchirées par le conflit basque qui fit plusieurs centaines de victimes.

Cette maudite race humaine

Twain, Mark

Actes Sud

5,80
par (le Carnet à spirales)
5 novembre 2020

Court opuscule truffé d’ironie et de réflexions acerbes, « Cette maudite race humaine" est à lire absolument tant il décrit un monde et une époque qui ressemblent à s’y méprendre aux nôtres ! Nul besoin de faire de grands discours, juste un extrait « L'homme est l'animal religieux. Il est le seul animal religieux. Il est le seul animal à détenir la vraie religion, même plusieurs. Il est le seul animal qui aime son prochain comme lui-même et qui lui tranche la gorge si sa théologie n'est pas correcte. Il a fait du monde un cimetière en voulant œuvrer de son mieux pour adoucir le chemin de son frère vers le bonheur et vers le ciel. ».