Le Carnet À Spirales .

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Les lectures de l'équipe du Carnet à spirales pour vous aider dans vos choix, vous accompagner dans vos nuits blanches, dans vos heures d'évasions romanesques.
Peu adeptes des étoiles nous avons décidé d'en donner 5 par défaut à nos recommandations.
Au plaisir de vous lire et de vous recevoir au Carnet à spirales

Nord-Est

Fosse aux ours

18,00
par (le Carnet à spirales)
10 septembre 2020

Ils sont quatre. Quatre hommes à franchir les portes enfin ouvertes du camp. On leur a promis un camion pour les emmener vers un ailleurs tant espéré. Mais Gari ne veut plus attendre, il veut partir, rejoindre les plaines du Nord-Est de son enfance. Accompagné du taciturne Jamarr, du mutique Saul et de l’homme-enfant Emett, il affronte la nature, à la fois hostile et protectrice, et l’obstacle insurmontable : la montagne. Une histoire universelle où les repères espace-temps sont gommés, une fable où il importe peu de situer les hommes sur une frise chronologique ou de les placer sur un échiquier géographique. L’important se niche dans la fraternité, la simplicité, l’humanité, les liens qui se tissent peu à peu autour d’un feu ou dans l’unité face aux périls, dans l’histoire de ces hommes attachants qui se livrent malgré eux au détour d’un geste ou d’un regard. Beau tout simplement.

Le sanctuaire

Les Éditions du Sonneur

16,00
par (le Carnet à spirales)
10 septembre 2020

Le sanctuaire, c’est ce lieu inaccessible entre montagne et forêt où se sont réfugiés, June et ses parents après qu’une terrible pandémie causée par les oiseaux a ravagé le monde. Gemma, elle, est née dans cet écrin de verdure et contrairement à sa sœur, ne connait rien de cette civilisation perdue. Redoutant autant les oiseaux que le caractère irascible et imprévisible de leur père, bercées par les histoires du monde d’avant racontées par leur mère, les deux sœurs évoluent différemment, l’une à l’aise dans le seul milieu qu’elle ait jamais connu, l’autre en proie aux affres de l’adolescence, essayant de s’adapter tant bien que mal à cette vie ascétique et rustre. Jusqu’au jour où tout implose, le jour où Gemma transgresse l’interdit et franchit la frontière invisible imposée par son père. Un court roman percutant à plusieurs niveaux de lecture servi par une admirable écriture, tout en tension jusqu’à la fin.

Ce qu'il faut de nuit
16,90
par (le Carnet à spirales)
10 septembre 2020

« Une tragédie « ordinaire » à hauteur d’hommes, d’un père et de ses fils, ce court roman est un coup de poignard d’une rare émotion. La sobriété de l’écriture et le mot juste confèrent à sa lecture une intensité telle que le lecteur après la dernière ligne est à bout de souffle, KO, et peine à se relever. Brute l’émotion. Belle celle-ci sans pathos ni emphase. Triste et lumineux à la fois « Ce qu’il faut de nuit » est une incitation à vivre pleinement, à profiter à outrance des bons moments car eux subsistent malgré les affres de la vie.

Nickel Boys
19,90
par (le Carnet à spirales)
10 septembre 2020

Une première fois récipiendaire en 2017 du Prix Pulitzer pour « Underground Railroad », le journaliste et écrivain américain Colson Whitehead se voit récompenser une seconde fois par ce prestigieux prix pour son nouveau roman Nickel boys, rejoignant ainsi William Faulker et John Updike. Colson Whitehead déroule ici l’histoire d’Elwood, jeune noir américain élevé en Floride par sa grand-mère dans la droiture et le sérieux, bercé par les discours du Révérend King et promis à un brillant avenir. Mais la société américaine des années 60 en décide autrement et suite à un malentendu, Elwood se retrouve à la Nickel Academy, maison de correction déguisée en école, officiellement chargée de remettre les jeunes en difficulté sur les rails, la voie de l’honnête homme. Là où la raison du plus fort est toujours la meilleure, Elwood subira les humiliations de la ségrégation, endurera la violence d’un milieu carcéral où certains élèves disparaissent mystérieusement après une séance de « redressement » à la « Maison blanche », où sa peau et son âme garderont à jamais le souvenir nauséabond des lacérations du fouet. Quel chemin emprunter dans cet horizon bouché : l’avilissement, la fuite, la révolte ? Existe-t-il une infime possibilité de reconstruction pour l’enfant broyé par les griffes du diable une fois la « liberté » retrouvée ? Seule l’amitié avec Turner, un Nickel boy comme Elwood, apportera un peu de lumière à cet enfer quotidien. S’inspirant de faits réels, d’établissements de cet acabit ayant réellement existé, Colson Whitehead donne une nouvelle fois une résonance particulière à l’actualité brûlante des Etats-Unis. Dans ce récit bouleversant, singulier dans sa construction, dont le dénouement est aussi original qu’inattendu, affleurent à chaque page les paroles qu’on espérerait obsolètes de Martin Luther King « J'ai le rêve qu'un jour mes quatre enfants vivront dans une nation où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau, mais pour leur caractère ».

Alice et Alex

Sarbacane

16,50
par (le Carnet à spirales)
5 septembre 2020

Un amour naissant dans un univers poétique, luxuriant de végétation et de couleur.