Nathalie M.

Par les routes
par (Librairie Page 36)
13 octobre 2019

En quête

Sacha, l'auto-stoppeur, Marie, Agustin, Jeanne et les voyageurs.
Deux vieux amis, Sacha et l'auto-stoppeur, se retrouvent après de nombreuses années de silence l'un à l'autre. Ils se reconnaissent et de ces retrouvailles deviennent un peu plus eux-mêmes, conscients de leurs différences.
Marie traduit des auteurs italiens. Elle a avec l'auto-stoppeur un fils Agustin.
L'auto-stoppeur prend la route régulièrement, de plus en plus souvent.
Il s'inscrit au monde ainsi, de partir, de rencontrer les gens sur la route, dans leurs voitures, de partager ces moments particuliers.
Il part de plus en plus longtemps.
Ainsi, il fait mourir sa relation amoureuse avec Marie. Il le sait pertinemment mais c'est plus fort que lui.
Il cherche désespérément les rencontres, les liens éphémères et surprenants qu'il tente d'approfondir, de faire durer dans le temps.
Sacha s'installe petit à petit avec Marie et Agustin.
Il s'enracine, s'épanouit, devient à sa manière à lui.
Partir ou rester comme devenir, comme être au monde, comme exister.
Questionnement existentiel assurément où chacun peut se perdre, se trouver, se retrouver ou simplement être.
C'est un roman sur l'altérité, la liberté, la vie, l'amour, la quête à être soi ; rien que ça.

Cigale

Gallimard Jeunesse

14,90
par (Librairie Page 36)
11 octobre 2019

A frissonner

Gris du lieu, des êtres.
Le froid du monde de l'entreprise.
L'autre qui n'est pas soi, qui de sa différence est exclu, moqué, isolé.
Ici aussi, comme ailleurs.
Le temps passe à travailler pour gagner à peine de quoi vivre, vraiment pas assez.
Le temps, les années, beaucoup d'années de solitude parmi les autres.
Et puis, la fin.
Et quelle fin ! Tik, tik, tik ( il faut lire pour saisir ), comme prendre patience, sentir que viendra le moment d'autre chose, enfin.
Après le gris, la flamboyance, couleur feu.
Peu de mots, sobriété du dessin et pourtant, ça tape dans le mille, tout au fond de vous.
C'est un haïku de Bashô, que l'on découvre tout à la fin qui a inspiré cet ouvrage. Inspirant.

Heartstopper - Tome 1 - Deux garçons. Une rencontre.
par (Librairie Page 36)
6 octobre 2019

Romantique à souhait

Charlie est au collège et il s'est confié à quelques amis. Il aime les garçons. La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre, le mettant en difficulté, le plaçant à l'écart, l'isolant.
Dans cette période mouvementée un garçon, Ben, s'est peu à peu rapproché, mais pas parce qu'il s'intéressait à Charlie, seulement pour se confronter à l'homosexualité, se chercher lui-même. Charlie s'est senti objet dans cette relation où ne se dessine aucun partage, sans réussir à rompre complètement.
Dans ce temps troublé, Charlie rencontre Nick. Ils sympathisent, s'observent, se découvrent, partagent leurs passions si différentes d'être eux-mêmes tellement différents l'un de l'autre.
L'amitié ou l'amour s'installe entre eux ?
Des possibles qui se devinent, dont on a envie de découvrir la suite.
C'est un livre délicat, au dessin d'une douceur extrême, laissant place au vide, à la suggestion, à l'imagination.
C'est touchant et j'imagine réconfortant pour les adolescents.

La Danse de Doris

Les Grandes Personnes

15,00
par (Librairie Page 36)
4 octobre 2019

Et bien, dansez maintenant

De ce livre, on perçoit le mouvement, le souffle inspiré du corps qui dit l’œuvre proposée.
S'exprimer de danser ; c'est une bonne idée de le proposer à lire, à voir.
Doris danse et le mouvement cadencé porte sens et beauté.
Cet ouvrage donne à voir la légèreté liée à la maîtrise technique.
Le dessin est sobre et d'autant plus expressif. Il porte merveilleusement le sujet.
Effleurer la force expressive de la danse ; cet ouvrage y parvient parfaitement. Vous vous sentirez porté.
C'est un bel hommage à Doris Humphrey et à la danse moderne.

Mon ami

Albin Michel

9,90
par (Librairie Page 36)
4 octobre 2019

Il suffit d'une phrase...

" Tu sais, Sam, ce qui est différent de moi, c'est ce que j'aime le plus chez toi. ".
Voici la phrase qui s'offre essence même du livre. Un graphisme doux, tout en rondeur, de la couleur en osmose avec les mots.
La différence, thème au cœur de l'ouvrage se vit dans un premier temps, au mieux comme surprenante. Elle inquiète aussi. Dans un second temps, elle appelle le questionnement.
Cela amène à voir autrement, à ouvrir le champ.
Et là, c'est avec des mots d'enfants, des mots qui sonnent poésie, authenticité et beauté.
Délicieux, vraiment.