Clara

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Une lectrice sans prétention, amoureuse de la vie qui habite au bout du monde (ou presque). Et un blog pour parler lectures : http://claraetlesmots.blogspot.fr

Volume 5, Hotaru

Aki Shimazaki

Leméac

12 juin 2010

J'ai lu le dernier tome de cette pentalogie et je dois dire que j'y ai retrouvé toute l'émotion des premiers. Mais une émotion encore plus forte et plus puissante. Dans Hotaru, il s'agit de Mariko qui confie à son tour son secret à sa petite-fille Tsubaki. Et quel secret !
On retrouve l'histoire du premier et du deuxième tome mais racontée par Mariko. Cette dernière raconte sa relation avec Monsieur Horibe. La vérité prend un autre tournure, différente de celle que j'avais pu imaginer.

La boucle est bouclée... je termine cette série la gorge serrée.

Un coup de cœur que je conseille !

Une histoire d'homme, roman
19,90
11 juin 2010

Ce livre s’ouvre sur la mort de Claude une amie du narrateur. Dès les premières pages, ce dernier donne l’impression d’être sur de lui, il a du répondant. On apprend qu’il est avocat et qu’il a dans les 4o ans passés. Nous le retrouvons le jour de son mariage. On suit cette journée qui est le fil conducteur du livre avec des flashbacks sur ses anciens amours. Il égrène ses souvenirs heureux ou malheureux, ses anciennes maitresses. Sa bande de copains et leur amitié est omniprésente le long du récit, seule « valeur » qui ne bouge pas.

Malgré tout cela, j’ai eu du mal à renter dans cette histoire. J’ai ressenti une sorte de lassitude à l’évocation de ses conquêtes féminines relatées sur le même schéma : la rencontre, la relation puis la rupture. A la moitié du livre, j’ai commencé à m’ennuyer vraiment. J’aurais peut-être dû ne pas continuer ma lecture car la fin m’a déconcertée.

Je suis complètement passée à côté de l’autre aspect de l’histoire … celle d’un homme qui confie ses états d’âme, un homme avec sa fragilité à la recherche du bonheur.

La Séance
21,00
10 juin 2010

Avertissement : avant de commencer ce livre, vérifiez que le frigo n’est pas vide et que votre tribu a quelques vêtements pour les deux ou trois à jours à venir. Car une fois ouvert, vous ne pourrez plus lâcher ce livre qui nous plonge dans l’Angleterre Victorienne, avec bonheur et délices…

Constance Langton apprend qu’elle hérite d’un manoir de famille Wraxford Hall. Un manoir maudit où les précédents occupants ont disparus de façon très, très étrange…

Mon résumé s’arrêtera là, oui, je sais c’est très court mais pour vous mettre un peu plus à la bouche, on y parle de spiritualisme, d’esprits qui viennent vous rendre visite et d’hypnose.

J’ai adoré ce livre ! Sa construction où les points de vue s’enchevêtrent sous forme de journal m’a séduite. On apprend des informations complémentaires, on croit s’approcher la vérité et puis non, fausse route ! Les pièces du puzzle deviennent plus nettes et nouveau coup de théâtre, notre théorie s’effondre. Les différents points de vue, les personnalités, le manoir… cet ensemble dégage une atmosphère qui piège le lecteur …

Un livre magistral, envoutant et qui est un gros coup de cœur ! J’en redemande ! Ah oui, l’écriture y est délicieuse….

L'homme aux cercles bleus

Vargas, Fred

J'ai Lu

6,10
9 juin 2010

J’ai eu du mal à rentrer dans ce livre.
Le personnage de Mathilde m’a semblé peu crédible : grande océanographe de renom qui aime suivre les personnes ou faire la fête quand elle n’étudie pas les poissons. J’ai trouvé que le commissaire Adamsberg lui faisait trop rapidement confiance alors qu’il ne la connaissait que depuis peu. Danglard l'acolyte d'Adamsberg est largement penché sur la boisson. Et là, je me pose une question : pourquoi les flics sont souvent alcooliques dans les livres ?A moitié du livre, j’ai failli abandonner ma lecture… je m’ennuyais.

Eh oui, il faut attendre un moment avant que le premier cadavre fasse son apparition (mauvais jeu de mots !) et que l’enquête commence.
La seconde partie s’est révélée un plus rythmée grâce au raisonnement d’Adamsberg. Le dénouement est original et bien ficelé. Mais ça n’a pas été suffisant pour que j’oublie tous les bémols…

Tu devrais voir quelqu'un
8 juin 2010

Sarah, 34 ans est secrétaire médicale mais son passe temps c’est l’écriture. Elle écrit sur des carnets, lors des diners, elle s’échappe dans les toilettes pour noircir des pages. A part, Fatiha, une amie de longue date, Sarah ne voit personne. Sauf Julien avec qui l’amour est compliqué. Un homme avec un chapeau apparaît comme une tâche dans son champ de vision. Il est toujours là, à côté d’elle. Mais personne ne le voit. Sarah s’habitue à cet homme qu’elle appelle Janvier et découvre que ses écrits le dirigent.

Emmanuelle Urien nous embarque dans une histoire en un rien de temps ! Comme dans ses nouvelles, le style est impeccable et elle mène le lecteur comme elle l’entend. D’ailleurs Sarah fait de même avec son personnage. Depuis qu’elle a découvert que son écriture commandait Janvier, elle se coupe du monde. Mais qui est fou dans cette histoire ? Qui dépend de qui ? L’écrivain ou le personnage ?

Un livre drôlement bien mené à l’humour grinçant qui s'accorde avec une folie étrange.

Emmanuelle Urien nous réserve son coup de maître pour le final.
Et quelle fin ! Une fin inattendue, surprenante et qui m’a scotchée ! J’en suis sortie bousculée, désorientée et n’ayant plus aucune certitude…

Mon conseil ? Lisez-le …si vous n’avez pas peur de la manipulation.