Caroline C.

Les Presses de la Cité

22,50
15 avril 2016

Un été meurtrier………

Michel Bussi est devenu en quelques années, grâce au succès « D’un avion sans elle », un des auteurs français les plus lus. Plus sombre et plus ancré dans la vie quotidienne et banale, que ces deux collègues de podium, Guillaume Musso et Marc Levy, il a su captiver avec des personnages qui pourraient être vos voisins de palier.
Toujours sur fond d’enquête policière, il aborde la vie des gens « normaux » qui se retrouvent dans une situation particulière, à laquelle, ils ne sont bien sûr pas préparés.
A quelques semaines des premiers départs en vacances d’été, il revient avec Clotilde, sa jeune héroïne de quinze ans, d’origine corse, qui, avec son frère et ses parents retournent dans le village familial.
Entre ciel azur et mer translucide, cet été sera déterminant pour le restant de sa vie, la découverte de secrets de famille, les premiers émois amoureux vont rythmer l’écriture de son journal intime, jusqu’au drame du 23 août, l’accident de voiture dont elle seule réchappe.
Vingt sept ans plus tard, elle revient pour la première fois sur l’île avec sa famille. Pèlerinage pour elle, vacances d’été au soleil pour son mari et sa fille, une distance émotionnelle va se créer entre eux, d’autant plus que très rapidement, des éléments vont lui apprendre qu’il ne s’agissait pas d’un accident mais qu’il est également probable que sa mère soit vivante.
Que s’est il réellement passé ce 23 août ? Est-il est bon de faire revivre le passé, de renouer avec un ancien amour, de s’affronter à d’anciens ennemis ou tout simplement de retrouver ses amis et sa famille ?
Voilà, tout est dit, véritable « page turner », Michel Bussi va réussir à vous entrainer dans cette quête de vérité, qui 500 pages plus tard vous fera réserver vos vacances en Corse, tant l’île est magistralement décrite !

9 avril 2016

Exposition cubaine

Erik Orsenna est un très bon écrivain, il aurait pu se contenter de ce statut, ou de celui d’immortel, de n’être qu’au auteur érudit voir un peu soporifique… Mais non, il est tout l’inverse, charmant, affable, drôle.
Agaçant, me direz vous pour un homme qui réussit tout brillamment ? Et justement, pas tout à fait car s’il y a bien un domaine dans lequel il n’excelle pas, c’est celui du mariage. Tout cet ouvrage « hommage » à son père (aujourd’hui disparu) est la possible explication de ses échecs, car père et fils subissent une malédiction. La malédiction de leur ancêtre cubain.
Voilà, à partir de là, le roman est un prétexte aux explications loufoques, aux stratagèmes, aux mensonges pour la bonne cause afin d’essayer de changer cette situation. C’est drôle, joyeux, souvent touchant et peut être qu’Erik Orsenna nous livre son récit le plus personnel. Je dis peut être, car qu’en est il vraiment entre la fiction et la réalité ?
Si je pouvais en discuter avec l’intéressé, ce serait très certainement, un autre très bon moment !
En attendant, il reste celui de cette lecture.