Caroline C.

Suburra

Anne-Marie Métailié

23,00
17 août 2016

Les Parrains

Le Samourai tient d’une main de fer, toutes les mafias de Rome, faisant régner la violence depuis des années, quitte à se retourner contre ses fidèles collaborateurs.
Le projet de sa vie est un ambitieux programme immobilier soutenu par les réseaux de Malgradi, un politicien aussi véreux que débauché.
A la suite d’une nuit avec des escorts qui se passe mal, certains vont essayer de profiter à leur avantage de la situation. Le fragile équilibre va alors se fissurer menaçant de tout compromettre. D’autant, qu’un de ses ex disciples, qui s’est reconverti colonel chez les carabiniers, va tout faire pour le traquer et enfin l’anéantir.
On ne va pas se mentir, c’est une lecture plutôt masculine, des meurtres violents, des prostituées, de la drogue, tout au long de ce long roman, riche en personnages. Il est d’ailleurs parfois difficile de s’y retrouver .
C’est noir, très noir, et le fait qu’il soit co-écrit par un ancien juge et un journaliste, n’est pas en soi très rassurant sur la réelle situation de l’Italie.
Déjà adapté en film, il fera certainement de nombreux amateurs car l’écriture est très cinématographique et rendra la narration peut être plus « claire ».
Les personnages sont quand même assez caricaturaux, je crois que c’est mon petit bémol, j’aurais aimé, plus d’originalité dans le traitement des caractères. Le seul qui sort vraiment son épingle du jeu, à ce niveau, c’est le Samourai, sorte de dandy cultivé et amateur de thé vert, déroutant !!!

Hortense
13 juin 2016

la quête de l'impossible…

Sophie Delalande est une jeune femme banale, que personne ne remarque. Mais un jour, le charismatique Régis s’intéresse à elle.
Qu’il profite d’elle, de son appartement, de son argent, qu’il la traite mal, elle s’en moque, il est à elle. Pourtant, le jour, où elle lui apprend qu’elle est enceinte de cinq mois, il l’abandonne.
Mais seule la naissance d’Hortense, puis l’arrivée de sa fille ne deviendront plus que son unique priorité.
A quelques jours de son troisième anniversaire, Régis réapparait et veut connaître sa fille. Sophie s’y oppose et il finira par la kidnapper.
Vingt ans plus tard, elle est toujours sans nouvelles d’Hortense, malgré des recherches incessantes, son horizon n’est plus que grisaille jusqu’au jour, où une jeune femme la bouscule dans la rue.
Elle en est persuadée, c’est elle.
Petit à petit, elle va nouer des liens avec elle, jusqu’au moment de lui révéler son secret.

Jacques Expert s’est basé, comme il en a souvent l’habitude, sur un fait d’hiver, dont je n’avais pas connaissance. Ainsi, le mystère est resté entier jusqu’au bout.
On est pris par cette histoire triste, d’un amour entre une femme et un homme, trop beau pour elle, qui ne fait que l’utiliser, puis celui inconditionnel et fusionnel pour son enfant.
C’est prenant, addictif, anxiogène, et rien ne vous laissera cesser la lecture de cette quête de la vérité. Est ce vraiment sa fille, est ce que la hasard a bien fait les choses, vont elles se retrouver et quel avenir pour elles ?
Il faudra attendre les dernières lignes, pour enfin comprendre. Un petit bémol sur cette fin qui aurait méritée, d’être plus explicative et plus étoffée, cela reste un peu flou et peu compréhensible…
Reste à retrouver la véritable affaire qui apportera peut être un éclairage supplémentaire !!

Le Dieu du tourment
18,00
10 juin 2016

tourment d'enfant…

Olivier Busnel est un homme d’affaires pressé, odieux, vaniteux, méprisant avec ses collaborateurs...
Qu’est ce qui explique cela ? Le récent départ de sa femme qui a soudainement disparu, laissant, ses affaires, sac, portable, téléphone… la mort prématurée de son père dans ses bras lorsqu’il était adolescent ou une raison plus lointaine et plus traumatisante ?

Tout au long de courts chapitres reprenant dans le désordre des dates marquantes de sa vie, on assiste impuissant à la lente descente aux affaires de ce héros, digne d’un personnage de Bret Easton Ellis.
Le style, la dureté, la violence des situations, la critique d’une société de consommation, la drogue, les soirées de beuverie, les escorts, tous les marqueurs sont au rendez vous, peut être un peu trop…
Il faudra attendre le dernier chapitre pour expliquer ce curieux parcours, une piste, mais qui n’éclaire pas tout… dommage.

Blonde à forte poitrine
5 juin 2016

Trop blonde pour toi…

Je vous avoue que je na savais pas que ce livre était une biographie romancée de la starlette Anna-Nicole Smith dont je n’avais que de très vagues souvenirs...
Je l’ai donc abordé comme une œuvre de fiction.
Vicky est une jeune fille comme il en existe beaucoup, trop jeune, trop docile, trop naïve. Elle scelle son destin, le jour, où elle attend son fils, en pensant, qu’il va être le but de sa vie, qu’il la changera à tout jamais.
Et c’est vrai, elle va tout accepter pour lui, pour lui offrir une enfance, essayer de le mettre à l’abri.
Mais Vicky a surtout un physique, un physique encombrant, qu’elle ne saura jamais gérer. Objet de tous les fantasmes, elle est instrumentalisée, dupée, trompée, jusqu’à se perdre… tout perdre.
C’est un récit tour à tour, dérangeant, agaçant, cruel, violent et terriblement attendrissant, pour cette jeune femme qui a vécu une vie bien trop triste, bien trop courte et beaucoup trop humiliante.
Il reste au lecteur une sensation de gâchis, et de malaise pour cette destinée.
A qui la faute ? A la société, à la vie, à ce show permanent imposé par les médias ? Aux diktats de la chirurgie esthétique ?
Camille De Peretti n’apporte pas de réponses, juste un constat d’une époque, pas si formidable …

Ce qu'il reste d'Alice
8,10
19 mai 2016

réseaux pas sociaux…

Je misais beaucoup sur ce livre dont j'avais lu une critique à sa sortie.
le genre, thriller, le thème mais surtout, l'utilisation novatrice des réseaux sociaux et autres outils de nouvelles technologies dans la narration.
au final, un récit confus, embrouillé, des personnages peu sympathiques, une intrigue mince et une sensation d'ennui...
Je suis allée jusqu'au bout parce que j'abandonne très rarement mais même, la résolution de l'affaire n'est pas convaincante.
dommage, une bonne idée, pourtant