Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

DES OPERAS DE LUMIERE
26 octobre 2019

artiste, Saint-Etienne

L'action se déroule pour une bonne part à Saint-Etienne et dans les environs pendant la révolution industrielle (non, je ne suis pas si vieille que ça…) Cette lecture m’a donc permis de découvrir ma ville d’adoption et son riche passé industriel, mais aussi deux artistes : l’un peintre et l’autre photographe.
François-Auguste Ravier est peintre et nait quelques dizaines d’années avant Felix Thiollier, photographe.
Les deux hommes se lient d’amitié sur le tard mais ne cesseront jamais d’être présents l’un pour l’autre, s’enrichissant chacun à leur tour.
J’ai beaucoup aimé découvrir les jeunes années de ces deux artistes, vaches maigres pour le peintre, reprise de l’industrie familiale pour le photographe ; comment se développe leur technique.
J’ai aimé passionnément avec eux la nature et la difficulté de rendre le souffle sur une toile ou sur une photographie.
Un roman passionnant, avec des personnages qui vont vite.

L’image que je retiendrai :
L’édition que j’avais insert des reproductions magnifiques.
https://alexmotamots.fr/des-operas-de-lumiere-jean-noel-blanc/

Murène
21,80
26 octobre 2019

handicap

De l’auteure, j’avais beaucoup aimé "Un paquebot dans les arbres" et "Kinderzimmer". J’avais adoré "Je me promets d’éclatantes revanches".
C’est donc avec confiance et envie que je commençais la lecture du dernier roman de Valentine Goby. Quelle ne fut pas ma déception de constater que j’avais de moins en moins envie de reprendre ma lecture.
Mais pourquoi, diantre ?
D’abord parce que les personnages ne m’ont pas parlé : ni François, ni ses parents, un peu sa soeur qui prend soin de son ficus, ni sa petite maie Nine, un peu l’infirmière Nadine.
Ensuite parce que les accumulations m’ont vite lassées. j’ai commencé à les lire en diagonale, et j’ai fini par lire le roman de la même façon.
Joao m’a insupporté, et les amis handicapés de François ne m’ont pas convaincu.
Bref, je suis passée à côté de ce livre, tant pis pour moi.

L’image que je retiendrai :
Celle de l’atelier de couture des parents de François où se trouvent des mannequins Stockman.

Quelques citations :
Et il rappelle la devise de de Lattre qui a porté son engagement contre Hitler : « Ne pas subir ». – Le but c’est aussi de reprendre sa place dans la communauté des gens normaux. (p.229)

On peine à croire que (le rêve) adviendra et qui advient pourtant, à force d’obstination, imparfait et tangible. (p.311)

https://alexmotamots.fr/murene-valentine-goby/

Adieu Gloria

Le Livre de Poche

26 octobre 2019

policier

Elle a vingt-deux ans, un job minable de comptable dans une boîte de nuit, et rêve d’avoir les jambes de Gloria Denton et de goûter aux plaisirs de l’argent facile.

Gloria a deux décennies de plus, porte des tailleurs élégants et conduit des voitures de luxe. Elle contrôle des entreprises criminelles – cercles de jeu et champs de courses – pour le compte de caïds du milieu, et aimerait bien passer la main.

La femme fatale va se transformer en pygmalion et former sa « pouliche » pour en faire son héritière. Jusqu’au jour où celle-ci s’entiche d’un bon à rien, joueur flambeur et cynique.

Dès le début du roman, on perçoit que la narratrice a de l’ambition : Gloria lui apprend comment se comporter et lui donne accès à un confort matériel supérieur, mais on sent qu’elle vise plus haut.

Ce sera un homme qui sera le déclencheur de la catastrophe.

Et on le sent arriver gros comme une maison, on a envie de crier à la narratrice, par ailleurs fort lucide : N’y va pas !

Et pourtant si….

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman tout en tension (on attend la chute de Gloria ou de la narratrice) qui se déroule dans les années 50.

Oserais-je le dire : c’est un roman noir féministe, car les hommes n’ont que des seconds rôles.

L’image que je retiendrai :

Il est souvent question de genoux sur la moquette dans différentes situations.

https://alexmotamots.fr/adieu-gloria-megan-abbott/

Le Ciel par-dessus le toit
7 octobre 2019

famille, vie moderne

Ce que j’aime dans les romans de Natacha Appanah, c’est qu’à chaque fois, elle nous emmène dans un univers différent.

Celui-ci est très dur, à l’image de la vie des personnages.

Il y a Eliette, devenue Phenix à la suite de l’indifférence et de la violence de ses rapports avec ses parents. Elle élève seule ses deux enfants dans une casse.

Il y a Paloma, sa fille au nom d’oiseau, qui a fuie la maison de sa mère.

Il y a Loup, le jeune frère, qui court pour fuir cette vie.

Et pourtant il y a un ciel au-dessus de ce toit qui n’existe pas.

Un roman qui a résonné longtemps en moi par ce qu’il raconte d’une certaine histoire familiale.

L’image que je retiendrai :

Celles des couleurs bleu et jaune, omniprésentes.

Quelques citations :

"il faut bien, un jour, arracher à coups de dents sa place au monde." (p.46)

"C’est ça alors qu’il tenait si loin de lui, cette vérité bestiale qui nous transforme, qui nous accomplie, qui nous dépasse ?" (p.73)

"Je ne supportais pas cette vie-là, je me sentais comme une poupée mécanique dans sa boîte en plastique qu’on rangeait sur une étagère…" (p.88)

"je suis venue ici parce que parfois il faut savoir pour pouvoir continuer à vivre." (p.123)

https://alexmotamots.fr/le-ciel-par-dessus-le-toit-natacha-appanah/

Borgo vecchio

Les Éditions Noir sur Blanc

16,00
7 octobre 2019

conte, Sicile

J’avais sans doute beaucoup d’attentes en ouvrant ce livre, trop.

J’ai donc été quelque peu déçue.

D’abord parce que cette lecture n’a pas été une plongée dans un quartier de Palerme, j’ai rencontré quelques habitants d’un quartier fantasmé.

Ensuite parce que ce roman n’en est pas vraiment un et tient plutôt du conte avec une situation fantastique qui m’a laissée songeuse.

Je ne me suis attachée à aucun des personnages : ni Mimmo amoureux de Céleste, la fille de la prostituée, ni Céleste elle-même, ni leur ami Cristofaro qui se fait battre comme plâtre, no Toto, le voleur sympathique.

Je m’attendais à une fresque sociale, j’ai lu un joli conte.

L’image que je retiendrai :

Celle de la couleur bleu ciel qui entour la mère de Céleste.

https://alexmotamots.fr/borgo-vecchio-giosue-calaciura/