Labiche
EAN13
9782867144950
ISBN
978-2-86714-495-0
Éditeur
Éditions Pardès
Date de publication
Collection
Qui suis-je ?
Nombre de pages
127
Dimensions
21 x 14 cm
Poids
400 g
Indisponible
Eugène Labiche est né le 6 mai 1815 dans une

famille aisée. Bachelier en 1833, il voyage en Italie,

puis étudie le droit tout en écrivant des nouvelles

et un roman. Dès 1837, il compose des pièces de

théâtre, en collaboration avec des amis. En 1842,

il épouse Adèle Hubert, à laquelle il sera fidèle.

« Je me suis adonné presque exclusivement à l’étude du

bourgeois, du “philistin” ; cet animal offre des ressources

sans nombre à qui sait le voir. Il est inépuisable. C’est une

perle de bêtise qu’on peut monter de toutes les façons. Il

n’a pas de grands vices, il n’a que des défauts, des travers,

mais au fond il est bon, et cette bonté permet de rester dans

la note gaie.» (Lettre à Léopold Lacour, 27 octobre 1880.)

Après la révolution de 1848, il se présente aux

élections comme républicain, mais il est battu. Très

tôt déçu par la République, il en fait la satire dans

quelques pièces. En 1851, il obtient un triomphe

avec Un chapeau de paille d’Italie, et il applaudit

le coup d’État du futur Napoléon III. Il produit

alors, avec ses collaborateurs, huit à dix vaudevilles

par an. Ayant acquis une grande propriété en

Sologne, il y réside une partie de l’année, s’occupant

de chasse et d’agriculture. Il a enfin la joie d’être

père, en 1856. Il préfère écrire désormais des

comédies de mœurs et de caractères, telles que Le

Voyage de monsieur Perrichon, ou des comédies-
vaudevilles, comme La Cagnotte. Moi est jouée à

la Comédie-Française, d’autres œuvres au palais

de Compiègne, devant l’empereur. Labiche reçoit

la Légion d’honneur.

Maire de Souvigny, il parvient à protéger ses

administrés lors de l’invasion allemande de 1870.

Mais l’épisode de la Commune l’horrifie. Il connaî -

tra encore plusieurs succès à la scène, jusqu’en

1877. Peu après est édité son Théâtre complet et,

en 1880, il est élu à l’Académie française. Très

affecté par le décès de sa belle-fille et atteint d’une

maladie cardiaque, il s’éteindra le 22 janvier 1888.
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