La gratuité, c'est le vol, quand le piratage tue la culture
EAN13
9782246718918
ISBN
978-2-246-71891-8
Éditeur
Grasset
Date de publication
Collection
Petite collection blanche
Nombre de pages
140
Dimensions
17 x 11 x 0 cm
Poids
138 g
Langue
français
Code dewey
338.473

La gratuité, c'est le vol

quand le piratage tue la culture

De

Grasset

Petite collection blanche

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A la fameuse formule de Proudhon, « La propriété, c'est le vol », répond aujourd'hui cette mise en garde : « La gratuité, c est le vol ». Le combat pour la consommation gratuite de musique, de films et de livres a réuni en France deux camps que tout sépare : les partisans de l absolutisme du marché et les contempteurs radicaux du capitalisme. Les hyper-libéraux ont fourni la caution économique et technologique, tandis que les libertaires portaient le drapeau de la fraternité. Comment cette sainte-alliance contre nature des antimodernes et des ultra-capitalistes s est-elle formée lors des combats législatifs et des débats sociétaux en matière de cybergratuité ? L auteur assène ici un certain nombre de vérités à rebours de la démagogie du temps et des idées convenues : 1. La culture, nous dit-il, est aussi une marchandise. L émergence d une économie de marché de la culture a permis la démocratisation des uvres de l esprit, qui ont cessé d être réservées à une élite pour entrer dans la consommation de masse (L idée selon laquelle le marché serait l ennemi de la culture s alimente à trois sources distinctes : une critique « morale » de l usure venue du Moyen Age, une critique esthétique de la corruption de l art née au début du XIXème siècle, une critique sociale de l aliénation marchande fondée sur le socle du marxisme). 2. La tyrannie du divertissement est absolument déracinée et mondialisée : elle ne marque ni le triomphe de l impérialisme yankee, ni celui de la culture américaine. 3. La télévision, les radios et la presse dites « gratuites » sont en réalité financées par la publicité. Elles ne vendent plus des contenus à des consommateurs mais vendent des consommateurs à des annonceurs. Cependant, les « uvres » continuent d être achetées à ceux qui les produisent (auteurs, producteurs, journalistes). Le cas du téléchargement sauvage de musique ou de film est tout différent : les auteurs et les producteurs ne sont plus rémunérés ! 4. Toutes les études convergent pour démontrer que la culture de la gratuité, loin de diversifier l offre, l appauvrit considérablement : l internet non régulé, c est la mort de la diversité. Cet ouvrage se propose de repenser l exception culturelle à l âge du numérique.
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