Léonard, maçon de la Creuse
EAN13
9782707128485
ISBN
978-2-7071-2848-5
Éditeur
La Découverte
Date de publication
Collection
La Découverte. Poche (PSC 000052)
Nombre de pages
400
Dimensions
19 x 12 x 2 cm
Poids
350 g
Code dewey
693.109

Léonard, maçon de la Creuse

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Préface de

La Découverte

La Découverte. Poche

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Voici l'histoire édifiante d'un enfant du Limousin qui naquit au lendemain de Waterloo, commença à travailler comme maçon à quatorze ans, sachant à peine lire et écrire, fut désigné comme candidat à la députation en 1848, au cours d'une assemblée générale de travailleurs à la Sorbonne, se consacra à la défense des institutions républicaines, fut proscrit par l'Empire, fut professeur dans une académie militaire britannique et termina sa vie entouré de respects et d'honneurs, député de la Creuse de la Troisième République. Auteur d'une parole historique, « quand le bâtiment va, tout va ! », il donna, consécration suprême, son nom à une station de métro à Paris. Les mémoires qu'il publia en 1889 sous le titre de Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon (en hommage à son père, maçon comme lui, qui se prénommait Léonard), dans son canton natal de Bourganeuf, sont devenus à la fois rarissimes et classiques: un récit passionnant et exemplaire, un document irremplaçable sur la vie ouvrière au XIXe siècle et l'histoire du mouvement social - au même titre que les textes d'Agricol Perdiguier, « compagnon du devoir de liberté ». La révolution de 1848, les illusions du mouvement républicain, la répression après le coup d'État du 2 décembre, l'exil à Londres, le gouvernement de la Défense nationale en 1870, le socialisme sous la IIIe République: Martin Nadaud restitue l'histoire et le climat de tout un demi-siècle. Ce qui est peut-être plus précieux encore, c'est qu'il restitue toutes les traditions du compagnonnage et de l'artisanat, des échanges humains du prolétariat en formation, entre la province et Paris. Mais ce qui reste surtout irremplaçable, c'est le récit de la vie droite et digne du petit maçon au service du peuple, racontée à la veille de sa mort en 1898, sans fausse vanité pour ses enfants et ceux qui l'ont élu.
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