Journaux indiens
EAN13
9782267024135
ISBN
978-2-267-02413-5
Éditeur
Christian Bourgois
Date de publication
Collection
TITRES
Nombre de pages
362
Dimensions
1 x 1 x 0 cm
Poids
262 g
Langue
anglais
Langue d'origine
français
Code dewey
818.5403
Trouvez les offres des librairies les plus proches :
ou
entrez le nom de votre ville

Offres


Cette partie des journaux de Ginsberg (commencés en 1945) correspond au séjour qu’il fait en Inde en 1962-1963 avec son ami, le poète Peter Orlovsky. Il a fallu cinq années à l’auteur pour rendre publiables, en les remaniant, ces notes de carnets, ébauches de textes, dessins, fragments, transcriptions immédiates. Il y a également inséré des dessins, des photographies et des coupures de presse. La matière écrite est très diverse : abondantes et fouillées scènes de la rue, choses vues fascinantes : descriptions de fumeries, bains dans le Gange marchés, mendiants et lépreux ; conversations rapportées avec des mendiants, des marchands, des poètes, des gurus ; transcriptions d’une conscience en observation d’elle-même (voyages et interrogation sur son écriture et cette volonté d’écrire) ; apprentissage de prières et mysticismes indiens.

« Les Journaux indiens sont des notes de carnets esquisses fragments de rêve pensées nocturnes rêveries d’après-midi, clichés Kodak optiques et verbaux : hymnes à Kali, divagations politiques, pensées d’une ligne, petits bouts, description détaillée des fumeries d’opium de Calcutta et Bombay ; fragments de conversation avec des mendiants, poètes, Babas, vendeurs de journaux, amants ; paragraphes de lettres, notes, défoncé à l’herbe-ganja dans des trains en marche et sur des paliers de crémation, terreurs et adresses de touristes, coups d’œil sur ponts et rues ; mais principalement les tortures de l’introspection de soi errant au XXe siècle ç travers l’Inde septentrionale, vécu six mois d’un seul coup à Bénarès et Calcutta, rêvant de saints et rendant visite à quelques rares, observant les mendiants, donnant à manger aux lépreux avec le poète-nurse Orlovsky, bains dans le Gange, courses dans d’anciens marchés et faisant cuire de hideux poulets cannibales dans la ville sainte, apprenant des mantras et les noms de dieux indiens pour les psalmodier. Ces journaux comprenant la grande masse de l’écriture (sauf les lettres) faite par l’auteur durant son séjour de 1962-1963 en Inde constituent la partie correspondante de l’ensemble des journaux autrement non publiés commencés en 1945 se poursuivant jusqu’à la décennie actuelle des années 70.

Non destinés à l’origine pour le regard public, il a fallu cinq ans pour transcrire, remanier et publier ces journaux et dessins correspondants reproduits selon le solitaire travail manuel de soi consignant par écrit sa propre conscience, l’antique yoga de la Poésie. » Allen Ginsberg, 24 janvier 1970

Allen Ginsberg est né le 3 juin 1926 à Newark dans une famille juive. Son père est professeur d’anglais et poète ; sa mère, Naomi, milite au parti communiste. Adolescent, Allen découvre Walt Whitman. À Columbia University, il rencontre William Burroughs et Jack Kerouac. Il publie Howl en 1956. Ce long poème en prose, qui relate les expériences de Ginsberg avant 1955 ainsi qu'une histoire de la Beat Generation, dont il est l'un des membres fondateurs, fait scandale à cause de son langage cru. Il est temporairement interdit à la vente pour obscénité avant qu’un juge ne reconnaisse l’importance de l’œuvre pour son époque. En 1961, il publie Kaddish for Naomi Ginsberg, où il relate la maladie paranoïaque de sa mère et leur relation angoissée. Dans les années 60, Ginsberg part en Inde en quête d'un guide spirituel (expérience qu’il relate dans Les journaux indiens). Le bouddhisme tibétain restera une influence importante. Suite à la mort de Jack Kerouac (1969), il compose son élégie Memory Gardens. En 1972, The Fall of America est récompensé par le National Book Award pour la poésie. Il figure ensuite parmi les finalistes du prix Pulitzer avec Cosmopolitan Greetings. Allen Ginsberg meurt le 5 avril 1997 à New York d'un cancer du foie.

Épuisé depuis une dizaine d’année, ce journal des sources de l’écriture d’Allen Ginsberg est de nouveau rendu disponible au format de poche dans notre collection « Titres ».

« Ces journaux représentent une production quotidienne s’étendant sur deux ans d’un voyage au Bengale, d’une richesse et d’une diversité exceptionnelles dans la juxtaposition des pratiques signifiantes : journal de voyage, textes, poèmes, débris de fiction, de réflexion politique, d’essais sur la littérature, dessins, photos. […] Expérience exemplaire que ce séjour en Inde où, flottant entre les défonces diverses (morphine, herbe-ganja), le corps souvent défaillant de fièvres et de nausées est parfois amené aux portes de la mort face au spectacle de la mort permanente, de la misère, de la faim, dans les parfums des terre-pleins crématoires. Méditations à travers les fêtes, les images, la contemplation des gourous ou des mendiants sacrés, initiation au rythme des mantras, et à une nouvelle forme de spiritualité. » (Art Press)

« Quelle extraordinaire curiosité dans ces pages. Ginsberg veut tout voir, tout noter, tout éprouver… Tantôt il passe des journées entières dans les temples à méditer avec les sâdhus, tantôt il erre dans le labyrinthe des rues de Bombay ou de Calcutta, écrivant un poème, photographiant un mendiant, réfléchissant à ce qu’il fait là dans cette chambre à écouter la pluie tomber… Merveilleux de sentir chez lui la certitude d’avoir tout le temps pour soi… Disponibilité absolue au présent. » (Panorama)
S'identifier pour envoyer des commentaires.