EAN13
9782377011407
ISBN
978-2-37701-140-7
Éditeur
HEMISPHERES
Date de publication
Nombre de pages
224
Dimensions
24 x 16 cm
Langue
français

Ruines, reconstructions, reconstitutions

Hemispheres

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Le patrimoine est, aujourd’hui, une notion essentielle pour la société. Mais les récentes guerres, les manifestations de radicalisation, la désertion des sites ou les accidents montrent sa fragilité. L’incendie de Notre-Dame de Paris, les bombardements de musées ou de bibliothèques, les villages rasés sont autant de marques dans le paysage et les mémoires. Mais que faire après la catastrophe ? Laisser la ruine se patrimonialiser, reconstituer le patrimoine « d’avant », fantasmer sa mémoire, reconstruire en changeant ? Le choix de la réponse est essentiel pour la société car il détermine ce dont on se souvient et pourquoi évite-t-on de se souvenir. Elle opte pour ancrer le passé et donc favoriser la reconstruction ; elle préfère prendre en compte le passé en laissant des traces de la destruction. La reconstitution, la reconstruction ou le maintien de la ruine est un acte patrimonial. Le Patrimoine, plus que jamais, est une « histoire d’avenir ». On envisage, dans ce volume, bien des types de patrimoines : bibliothèques, sites industriels, églises ou musées. Il nous fait parcourir aussi le temps et l’espace : depuis les plaines du nord de la France en 1914 jusqu’à Tombouctou envahi par des groupes islamistes. Il y a les monuments que la société valorise, glorifie, exploite même, et il y a les monuments qu’on délaisse, qu’on méprise, qu’on abandonne. Le phénomène récent de l’Urbex traduit une forme de résistance à une certaine fatalité de l’oubli frappant les « mémoriaux ». Il nous fait découvrir les acteurs de cette approche. Ce volume est issu d’un séminaire qui a réuni étudiants et enseignants-chercheurs dans une logique d’échange de la parole, des idées et des thèmes. Son originalité vient aussi de son sujet novateur, en décalage par rapport au discours dominant sur les bienfaits de l’agir patrimonial pour les sociétés et les territoires, et du consensus qu’il est censé engendrer et conforter naturellement.
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