filles de fermiers
EAN13
9782267021660
ISBN
978-2-267-02166-0
Éditeur
Christian Bourgois
Date de publication
Collection
Titres
Nombre de pages
496
Dimensions
18 x 11 x 2,2 cm
Poids
349 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
850
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  • Vendu par Librairie Comme Un Roman
    9.15

Auteur prolixe, William Carlos Williams a abordé tous les genres littéraires, en commençant par la poésie. En la matière, très influencé par Walt Whitman, il a cherché à capter la voix de l’Amérique. Une fois sa carrière lancée, il a publié quelques essais et s’est essayé au genre romanesque. C’est le cas de ce recueil de nouvelles, Filles de fermiers qui rassemble la plupart des nouvelles écrites par William Carlos Williams, dont l’histoire qui lui donne son titre, Filles de fermiers, qui raconte la relation entre les filles de deux fermiers du Sud des États-Unis et leur médecin.

Tournant résolument le dos à sa recherche, à la mise en page subtile de ses poèmes, W.C.Williams dans son œuvre de fiction a désiré une transparence intégrale, une relation pure du moment humain, sans l’effet de distance qu’un Maupassant créée merveilleusement par la mise en valeur d’un « exotisme » rural propre à accentuer l’étrangeté ou la bizarrerie des situations. W.C.W essaie au contraire de rapprocher les personnages du lecteur qui dévore ces nouvelles d’une traite sans parvenir à en privilégier aucune.

De père anglais et de mère mi-espagnole, mi-française, William Carlos Williams est né en 1883 à Rutherford, dans le New Jersey. Après une éducation puritaine, il fit ses études de médecine à l’Université de Pennsylvanie où il se lia avec des poètes dont Ezra Pound, qui l’influença durablement. Marié à Florence Herman, il s’installe comme pédiatre, en 1913, dans sa petite ville natale qu’il ne quittera plus jusqu’à la fin de ses jours. Médecin de quartier, il fait ses visites pendant le jour, écrit durant la nuit et passe ses week-ends à New York en compagnie d’autres artistes. Il publie beaucoup, des poèmes, des essais, des romans, des essais, mais c’est Paterson, long poème en cinq livres dont le premier paraît en 1946 qui lui apporte une gloire tardive. Dès lors, l’influence de William Carlos Williams sur les écrivains de la génération de l’après-guerre ne se démentira plus. Il reçoit le prix Pulitzer de poésie pour son dernier livre, deux mois après sa mort, le 4 mars 1963.

Publié pour la première fois en français en 1980 par les éditions Bourgois, ce recueil d’un écrivain américain majeur était depuis épuisé. Il est aujourd’hui réédité au format de poche.

« L’auteur voit le génie du continent comme une femme d’une tendresse hyper-subtile et exquise d’une cruauté révoltante. C’est une femme mythique qui va demander aux hommes une conscience sensible, une suprême délicatesse sensuelle, et en même temps une résistance infiniment tempérée, un pouvoir d’endurance et de résistance. Évoquer une vision de l’Amérique essentielle, c’est évoquer les Américains, les amener à la vie consciente. » (D.H. Lawrence)

« Un homme ne passe pas sa vie à faire ce genre de choses à moins que de le faire soit quelque chose dont il a besoin. Une des sanctions de l’écrivain est de faire quelque chose qu’il a besoin de faire. Le besoin n’est pas le désir d’accomplir par le biais de l’écriture quelque chose sans incidence sur l’écriture elle-même. En ce sens, un écrivain politique ou religieux écrit pour des raisons politiques ou religieuses. A mon sens, Williams écrit afin d’écrire. Il a besoin d’écrire. » (Wallace Stevens)
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