Le Directoire, La République sans la démocratie
EAN13
9782358721646
ISBN
978-2-35872-164-6
Éditeur
La Fabrique
Date de publication
Collection
LA FABRIQUE
Nombre de pages
256
Dimensions
20 x 13 x 1 cm
Poids
285 g

Le Directoire

La République sans la démocratie

De

La Fabrique

La Fabrique

Trouvez les offres des librairies les plus proches :
ou
entrez le nom de votre ville

Offres


Quelle est donc cette « tyrannie » dont les artisans du Directoire, après Thermidor, voulaient débarrasser la France ? À en croire Boissy d’Anglas, qui rédige la Constitution de l’an III, c’est celle des assemblées primaires, livrées au suffrage universel, où le peuple est « constamment délibérant ». Étrange « dictature », remarquent Yannick Bosc et Marc Belissa, que celle qui favorise la délibération des citoyens, organise l’opposition et autorise les insurrections…

À l’encontre du récit qui fait de la période du Directoire celle du « retour à la normale », les auteurs de ce livre y voient surtout la répression des éléments les plus subversifs de la Révolution : où les Droits de l’homme, rangés au placard des principes abstraits, s’effacent devant le droit des propriétaires ; où l’on décapite l’opposition dans le procès de Babeuf et des « Égaux » ; où l’on confisque la souveraineté populaire dans la confidence des assemblées censitaires ; où les intrigues – et l’armée – demeurent les seuls instruments de régulation politique.

Longtemps boudé par l’historiographie, le Directoire méritait réexamen. Plus qu’une parenthèse entre la Révolution et le Premier Empire, il a été le laboratoire d’une forme de modernité politique, « celle de la république élitiste, parlementaire et colonialiste », dont la formule perdure encore : une république sans démocratie.

« […] Marc Belissa et Yannick Bosc portent un regard singulier sur le débat représentation politique / démocratie directe. Et ils déconstruisent méthodiquement plusieurs idées reçues, que j’ai longtemps partagées, sur la nature “bourgeoise” de la révolution française et sur le caractère “centralisateur” du jacobinisme. » Manuel Cervera-Marzal, Hors-Série, mars 2019.

« Avec les historiens Marc Belissa (Univ. de Paris Nanterre) et Yannick Bosc (Univ. de Rouen). Avant même son arrestation et son exécution lors de Thermidor (juillet 1794), Maximilien Robespierre a été outrancièrement vilipendé et calomnié par les ennemis de la Révolution, en particulier par les presses royaliste et anglaise. » Julien Théry, Le Média, juin 2019.
S'identifier pour envoyer des commentaires.

Commentaires des libraires

par (Librairie L'Armitière)
26 août 2018

Le Directoire ou la fin de la Révolution? Telle est la question que les deux historiens spécialistes de Robespierre veulent nous soumettre. En effet, quand cette période est décrite comme un retour à la normale, les auteurs y voient plutôt ...

Lire la suite

Autres contributions de...

Plus d'informations sur Marc Belissa