La grâce du don / anthropologie catholique de l'économie moderne, Anthropologie catholique de l'économie moderne
EAN13
9782226087980
ISBN
978-2-226-08798-0
Éditeur
Albin Michel
Date de publication
Collection
Bibliothèque idées
Nombre de pages
294
Dimensions
22,5 x 14,5 cm
Poids
372 g
Langue
français
Langue d'origine
castillan, espagnol
Code dewey
332.83

La grâce du don / anthropologie catholique de l'économie moderne

Anthropologie catholique de l'économie moderne

De

Traduit par

Albin Michel

Bibliothèque idées

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Le choix de la méthode annonce cette rupture d'avec l'historiographie ? L'élaboration de questionnaires, à partir des mots et des textes des Temps modernes, expriment les représentations des hommes de cette période sans l'écran des théories biaisées par des conceptions anachroniques. Le point d'ancrage de l'oeuvre est l'usure, ou plutôt un phénomène liéà l'usure dont l'importance avait échappé aux historiens : le problème, dans l'Europe catholique, du gain, du bénéfice, de la rétribution du prêt.
Pour le comprendre tel qu'il fut, Bartolomé Clavero soutient qu'il ne faut pas se référer à l'économie, et pas beaucoup aux contrats et au droit, mais à la philologie de l'époque, ce qui permet d'exclure des représentations alors inexistantes, celles du Marché et de l'Etat comme concepts. L'époque était dominée par la Religion, la seule vraie, la catholique. Au point de départ, il y avait bien la théologie et l'auteur rappelle la hiérarchie, ou du moins l'ordre des disciplines du savoir dans les Temps modernes : la theologica conduisait à la juridica qui elle-même faisait pénétrer dans l'oeconomica ; le droit n'était pas premier pour l'ordre social. Avant lui, il y avait la charité, l'amitié, c'est-à-dire la « bienveillance mutuelle » et la justice. À partir de là, il faut considérer la gratitude, l'intention, puis l'usure mentale. Ces principes, ces vertus dominaient l'échange et permettaient de le juger. L'intérêt économique n'avait pas sa place dans cette mentalité théologique, et le moteur du système, c'était l'antidora qui faisait du bénéfice une obligation mais « jamais juridique, toujours naturelle, c'est-à-dire première ».
La Grâce du don est un ouvrage résolument différent, à la confluence de plusieurs disciplines, qui fait des représentations mentales de l'époque le moteur-même de l'organisation sociale et économique. « En tout cas, ce grand livre qui ne ressemble à aucun autre livre d'histoire (Mais est-ce un livre d'histoire ? L'auteur ne le nie-t-il pas ?) est une contribution majeure à la compréhension de la crise que vivent actuellement l'histoire et les sciences sociales » (Jacques Le Goff).
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