Dictionnaire des relations internationales de 1900 à nos jours
EAN13
9782200354596
ISBN
978-2-200-35459-6
Éditeur
Armand Colin
Date de publication
Collection
DICTIONNAIRE
Nombre de pages
415
Dimensions
2 x 1 x 0 cm
Poids
730 g
Langue
français
Code dewey
327.03
Fiches UNIMARC
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Dictionnaire des relations internationales de 1900 à nos jours

Dirigé par

Armand Colin

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A?>ABM (ANTI-BALLISTIC MISSILE)?>Dès le premier essai d'un missile intercontinental soviétique (1956-1957), les Américains envisagent un système de défense anti-missile. À leur tour, les Soviétiques (programme Sentinel) mettent en place des missiles anti-missiles Galosh, autour de Moscou. Cette course aux armements est susceptible de remettre en cause l'équilibre de la terreur : le risque d'une première frappe réapparaîtrait, et donc d'une guerre nucléaire. D'où l'accord conclu entre Leonid Brejnev et Richard Nixon, le 26 mai 1972, à Moscou, sur la limitation des systèmes de missiles anti-missiles, connu sous le nom de traité ABM qui limite à deux (puis à un seul à partir de 1974) le nombre de sites protégés.Une dizaine d'années plus tard, le programme de la guerre des étoiles lancé par le président Reagan envisage de déployer, dans l'espace, des systèmes anti-missiles susceptibles de détruire systématiquement tous les missiles adverses. Trop ambitieux, ce programme est abandonné.En 1991, le projet GPALS (Global Protection Against Limited Strikes) est lancé par le président Bush mais non adopté par le nouveau président Clinton. Au printemps 2000, Washington propose à Moscou un projet de révision du traité ABM pour permettre un nouveau système anti-missiles.Le NMD (National Missile Defense), en cours d'expérimentation (1999-2000), est un système anti-missile basé à terre, dont l'objectif n'est plus de mettre en échec les missiles russes ou chinois mais ceux favorisés par la prolifération balistique et développés par les petites puissances (Iran, Irak, Corée du Nord), considérées comme des ennemis virtuels, les « rogue States ». La NMD suscite l'opposition de Moscou, qui tient à la garantie du traité ABM, et les réticences des États européens qui craignent une relance de la course aux armements.Le président américain George W. Bush présente le 1er mai 2001 un projet de bouclier anti-missile, et en décembre, il annonce le retrait des États-Unis du traité américano-soviétique de défense anti-missile pour permettre le déploiement d'un bouclier antimissile.Afin de parer à d'éventuelles attaques venant d'Iran ou d'autres « rogue States », les États-Unis envisagent de déployer dans le cadre de leur programme NMD (National Missile Defense) un système ABM en République tchèque et en Pologne qui donnent leur accord en 2007. Moscou s'oppose énergiquement à ce déploiement de missiles considéré comme une menace pour la sécurité nationale russe.MV002 BAULON Jean-Philippe, L'Amérique vulnérable ? 1946-1976, Economica, 2009.→ BREJNEV, BUSH (GEORGE), BUSH (GEORGE W.), CLINTON, GUERRE DES ÉTOILES, NIXON, PROLIFÉRATION, REAGANACCRA (CONFÉRENCE D')La première conférence des États indépendants d'Afrique, idée lancée par N'Krumah en mars 1957 lors des fêtes de l'indépendance du Ghana, se tient à Accra du 15 au 22 avril 1958. Les huit pays africains, alors indépendants, y participent : l'Éthiopie, le Liberia, la Libye, le Maroc, la RAU, le Soudan, la Tunisie et le Ghana. L'Afrique du Sud, invitée, s'abstient. Cette conférence est une étape importante dans la prise de conscience d'une « personnalité africaine ». Pour la première fois, des Africains affirment leur volonté de prendre en main les intérêts du continent, et le font savoir. Les résolutions et le communiqué final, bien que relativement modérés, n'en ont pas moins pour thèmes principaux le refus des blocs, le panafricanisme et l'anticolonialisme. La conférence affirme le droit des peuples d'Afrique à l'indépendance et demande à ce qu'une date soit fixée pour l'indépendance de chacun des territoires coloniaux. En raison de la guerre d'Algérie, la France est la principale, sinon la seule, des puissances coloniales visées : les délégations revendiquent le droit du peuple algérien à l'indépendance et reconnaissent le FLN comme son porte-parole légitime. Il est demandé à la France de mettre un terme aux hostilités et d'entrer en négociations immédiates avec le FLN. Il est fait appel aux alliés de la France – les États-Unis en particulier – pour qu'ils fassent pression sur elle et cessent de l'aider.
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