Faire l'amour à une femme
EAN13
9782501059541
ISBN
978-2-501-05954-1
Éditeur
Marabout
Date de publication
Collection
SAVOIR PRATIQUE MARABOUT (2940)
Dimensions
0 x 0 x 0 cm
Poids
180 g
Langue
français
Code dewey
613.96
Indisponible
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Illustrations Sally Bornot / IDE

Mise en pages Élisabeth Boyer

© Marabout 2009

ISBN : 978-2-50-106941-0

Toute reproduction d'un extrait quelconque de ce livre, par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie ou micofilm, est interdite sans autorisation écrite de l'éditeur.

TABLE DES MATIÈRES

Introduction – Passeport pour le bonheur1. Connais-toi toi-mêmeSe plaire pour plaire aux autres

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Ce soir, c'est sûr, elle sera à lui. Cinq jours qu'il feuillette le Kamasutra pour les débutants, s'exerce aux postures de la « braguette magique » et se conditionne à la « trique sans le trac ». Après s'être massé le membre d'un audacieux mélange de néroli, ylang-ylang et cardamome, il avale comme un sacrement douze huîtres saupoudrées de gingembre, six gélules de spiruline, 50 g de chocolat noir à 90 % et un grand bol de décoction girofle/muscade/ginseng. Torse épilé sous chemise en lin, jambes gainées dans un slim doux comme un agneau plongé, valseuses moulées dans un silk-string, verge impatiente et cœur en fête, Claude sonne à la porte de Chantal...

La suite est casse-mythe : trop concentrées, les essences végétales cuisent à feu vif son épiderme ; le plateau-repas aphrodisiaque ne passe pas et s'extraire d'un jean étroit en cuir tout neuf s'avère plutôt périlleux. Le cœur en berne, la verge en feu et l'estomac barbouillé, le pauvre garçon rentre chez lui, troque sa panoplie du grand soir contre un vieux jean, un tee-shirt et des baskets, puis il se sert une bière bien fraîche pour oublier l'insupportable éclat rire de sa belle ou son humiliante bienveillance : « Ce n'est pas grave, bébé, ça arrive à tout le monde. » Démotivant ? Assurément. Désespérant ? Pas forcément.

Chacun à sa façon, vous avez tous vécu « le tracassin1 » du mâle en période de rut réfractaire et tous, un jour ou l'autre, vous le revivrez. Et c'est vrai que ce n'est pas grave pour votre partenaire.

Tout homme rêve de séduire une femme très belle, vierge de préférence, puis de se l'approprier comme maîtresse, concubine ou épouse. Mais, plus encore, il rêve d'en séduire plusieurs et de les chevaucher comme personne avant lui ni personne après lui. D'abord pour le plaisir, ensuite pour s'assurer un cheptel confortable, enfin et surtout dans l'espoir que chacune fasse passer l'info : « Untel, quel bon coup ! » Tous en rêvent ; tous n'y parviennent pas.

Vous avez beau vous éreinter dans le fastidieux labour avec des « han ! » de bûcheron, celle-ci s'endort, celle-là chantonne de phonétiques âneries apprises à la télévision et l'autre semble s'adonner à une séance d'aérobic. Quant à celles qui se tortillent, gémissent et se mordent les lèvres sous vos coups de butoir, est-ce de plaisir ou de douleur ? Est-ce une feinte pour vous flatter? Comment savoir ?

Il vous arrive de parcourir des magazines féminins dans la salle d'attente du dentiste. Pour peu que vous soyez en période de séduction active, vous faites alors l'effort de lire en entier des articles pourtant rébarbatifs : « Vaginale ou clitoridienne ? », « Fidèle à mon vibromasseur », « Homosexuelle faute de mieux ». Ce que vous y découvrez vous donne surtout la chair de poule, l'envie de fuir, de traverser les océans en solitaire, d'échanger vos petites copines contre un terre-neuve ou de prendre pension à l'abbaye de Timadeuc. « Pourtant je me donne beaucoup du mal pour la faire jouir ! » On vous croit d'autant mieux que, sans le savoir ni le vouloir, vous lui donnez aussi beaucoup de mal ; voilà ce que c'est de vouloir « baiser, sauter, niquer » comme dans les films ! Que vous soyez accessoirisé façon Rocco ou façon Riquiqui, votre entre-jambe recèle de quoi satisfaire la fille la plus délurée et la femme la plus exigeante. Il suffit de réviser ou d'apprendre l'anatomie féminine, de vous doter d'une bonne qualité d'écoute et de beaucoup d'amour, même fugace. Vouloir vraiment faire plaisir à l'autre dès le début d'un rapport sexuel est le plus sûr moyen de vous faire aimer et, en plus, de parvenir vousmême à une grande jouissance.

Vouloir vraiment faire plaisir à l'autre dès le début d'un rapport sexuel est le plus sûr moyen de vous faire aimer et de parvenir vous-même à une grande jouissance.

Quel que soit votre âge, votre expérience, votre savoir ou votre ignorance, ce livre va vous aider à « donner et faire beaucoup de bien » sexuellement.

La sexualité conditionne l'existence de l'espèce. Le but principal de la vie étant de se perpétuer, elle a besoin que les êtres demeurent le plus longtemps possible en bonne santé pour s'adonner efficacement à la sexualité. Or, pour la santé, dame Nature a bien fait les choses puisque les sécrétions hormonales liées au plaisir – en particulier au plaisir sexuel – apparaissent comme un puissant antidote contre les maux physiologiques et psychologiques. Cependant, adeptes du moindre effort, les humains rechigneraient à ces fastidieuses séances de gymnastique reproductive s'ils n'y étaient poussés par la promesse d'une vraie récompense. Surtout vous, les garçons, qui, dès l'école maternelle, expérimentez douloureusement les regards dédaigneux, les refus indignés et les gifles de ces étranges, capricieuses, moqueuses et versatiles créatures qu'on appelle les filles. Aussi, qu'est-ce qui, dès l'enfance, vous pousse à élaborer d'audacieuses stratégies pour conquérir la voisine effarouchée, la bêcheuse du quatrième ou la cousine râleuse ? C'est la promesse d'assouvir un désir majeur, celui d'atteindre un plaisir incomparable. Et, pour s'assurer que vous avez ce désir-là précisément et qu'il vous tenaille assez longtemps pour vous reproduire, la nature vous a doté d'un système sensoriel bien affûté et de bras assez longs pour atteindre votre sexe. Acquis très jeune aux joies du plaisir solitaire, puis frénétiquement entraîné à la pratique masturbatoire à la puberté, vous entrez dans l'état de jeune adulte en état d'addiction, donc de manque permanent, donc de besoin d'en jouir plus, encore plus, toujours plus. Et le tour est joué : la quête de ce plaisir-là va devenir votre principale occupation.

Pour vous, hommes du XIXe siècle, cette quête s'annonce difficile car le « bon temps » du droit de cuissage est révolu. Attentifs à transmettre leurs biens à qui de droit, vos aînés asservissaient leurs femmes à leur seul plaisir. Enfanter sans plaisir étant leur triste lot, et maintenues pour la plupart dans l'ignorance du plaisir, les femmes subissaient les assauts virils comme les enfants s'efforcent de vider l'assiette de poisson pour avoir du dessert. C'était le bon temps, puisqu'il suffisait à un homme de dire : « Je le veux », pour qu'une paire de jambes s'ouvre devant lui.

Cependant, affranchies par deux guerres mondiales, et ayant réalisé qu'elles pouvaient remplacer les hommes au travail, les femmes ont découvert que, dans d'autres domaines, elles pouvaient elles-mêmes se donner du plaisir sans attendre le bon vouloir d'un mari volage ou paresseux... Aujourd'hui déniaisée, la femme exige son dû : à travail égal salaire égal, à vie conjugale plaisir égal. Vous rechignez à suivre les règles de ce nouveau jeu ? Pas de problème, elle met en place mieux qu'un plan B : le plan X. Deux piles dans un ravissant godemiché et, indifférente à votre bouderie, elle s'essaie à la varappe sur les rideaux qui mènent à jouir, se punaise elle-même aux tentures des trois extases pour la peine d'une. Alors, puisque vous ambitionnez de conquérir, séduire, jouir et faire jouir cette « nouvelle femme », commencez par faire connaissance avec vous-même...

1. Le Tracassin ou les plaisirs de la ville, film d' Alex Joffé (1961), avec Bourvil.

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Hors des plateaux de télévision, des écrans de cinéma ou des pages de romans, les grands séducteurs ne sont pas mieux faits que vous. La plupart sont petits, certains même contrefaits, celui-ci a le nez trop court, celui-là les genoux cagneux, cet autre est obèse... Alors, comment font-ils pour séduire quand même ?

Les uns, si sûrs de leur pouvoir qu'ils ne se donnent pas la peine de faire assaut de séduction, suscitent l'intérêt de femmes peu habituées à tant d'indifférence. Les autres, conscients de leurs disgrâces, semblent s'en e...
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