EAN13
9782954644127
ISBN
978-2-9546441-2-7
Éditeur
RYTRUT
Date de publication
Nombre de pages
432
Dimensions
21 x 15 x 2 cm
Poids
650 g
Langue
français
Code dewey
780

L'histoire de Crass

Rytrut

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Obsküre Mag, octobre 2016, Sylvaïn Nicolino

Ce livre s’adresse aussi bien aux novices qui ne connaissent que peu de choses sur le groupe anarcho-punk Crass, qu’aux adorateurs qui n’avaient pas lu la version originale en anglais sortie en 2006.
Dans un style efficace, aux mots pesés, George Berger façonne un livre qui se lit comme un roman d’aventures. Le récit est chronologique et les très très fréquentes retranscriptions des remarques des membres du collectif (et de son entourage) apportent une multitude de regards qui se complètent. Des citations des paroles et notamment de bien longs extraits contextualisés du sublime texte The Last of the Hippies signé Penny Rimbaud (et présent dans le livret de Christ – The Album), permettent aussi de mieux faire sentir ce que fut Crass, hors la musique.
Paradoxalement, il n’est nul besoin d’écouter les disques sortis par Crass en lisant le livre (même si c’est toujours mieux). Ce n’est pas véritablement de musique qu’il est question ici, quand bien même George et les protagonistes reviennent sur absolument toutes les productions du groupe. Chose étonnante même, George se permet de critiquer bon nombre de ces disques dont les musiques, l’interprétation ou la visée ne lui ont pas plu. C’est gonflé, franc et plaisant.
Donc, la musique peut passer au second plan, et c’est vraiment pertinent. Bien sûr, la plupart des gens ont connu Crass par la musique et son influence stylistique a été énorme sur plus d’une génération, le livre ne le conteste en aucune manière. Non, la force, c’est ce parti-pris qui se fait jour progressivement : montrer que Crass dépassait pleinement sa bande-son.
Alors, pour traiter son sujet, George et ses interlocuteurs (Gee Vaucher, Penny Rimbaud, Dave King, Eve Libertine, Pete Wright, Steve Ignorant, Joy De Vivre, Phil Free… et tant d’autres !) ressuscitent la longue période s’étalant du milieu des années 1960 au milieu des années 80, d’un point de vue politique, social et culturel. Le ferment idéologique des Freaks et de leurs actions est minutieusement rendu pour comprendre que le punk à la sauce Crass était la suite logique de cet activisme. (Extrait)
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