Conseils de lecture

La caverne des idées, roman
8,70
par (Librairie La Galerne)
24 juillet 2013

Une grande richesse historique

Dans Athènes, à l'époque de Platon, plusieurs corps sont retrouvés mutilés. L'originalité du roman réside dans l'enquête qui sera menée par les philosophes de l'Académie platonicienne "Diagoras de Medonte". L'auteur, psychiatre à Madrid, nous livre ici un roman policier très particulier, avec des personnages fouillés, d'une grande richesse historique.


La fête au bouc
par (Librairie La Galerne)
24 juillet 2013

Un livre pour revenir à ses racines. Urania Cabral retourne à Saint-Domingue pour y visiter son père. C'est alors l'occaion de remonter en 1961, quand la capitale s'appelait Ciudad Trujillo. C'est la fin d'une époque qui est ici relatée, celle du général Trujillo, "el chivo" (le bouc), jusqu'à son assassinat.


Le cas Eduard Einstein
19,00
par (Librairie L'Armitière)
23 juillet 2013

La vérité d'un homme.

Passionnant ! Un roman à trois voix qui raconte l'histoire vraie d'Albert Einstein et de sa première femme. Avec elle, il eut deux fils dont Eduard. Enfant brillant mais atteint de schizophrénie, Einstein dut se résoudre à laisser son fils derrière lui lorsqu'il prit la fuite pour les États-Unis. Ce livre raconte donc les relations difficiles qu'ils ont entretenues toutes leurs vies. La multiplication des points de vues permet au lecteur de bien saisir ce que chacun d'entre eux ressent. D'abord, il y a cette femme abandonnée et qui ne peut pardonner. On comprend aussi très bien les sentiments ambivalents d'un fils pas tout à fait normal pour un père qui ne l'était pas moins. Persuadé d'être une personnalité "toxique" pour son fils émotionnellement trop sensible, Einstein, tout génie qu'il fut, nous apparaît ici dans toute sa vérité : un homme avec ses failles, ses faiblesses, ses indécisions... Bref, j'ai beaucoup aimé ce livre !


EBLOUISSANTS REFLETS-NORMANDIE IMPRESSIONNISTE - ROUEN
19,00
par (Librairie L'Armitière)
13 juillet 2013

Plein les yeux !

Une plongée dans la liquidité totale.
Voici le catalogue d'une exposition extraordinaire. De Londres à Venise et d'Amsterdam à Giverny, c'est la peinture qui triomphe !

Beaucoup de chef-d'oeuvres bien sûr mais aussi quelques tableaux très rares et peu connus. Par exemple, je ne savais pas que Monet était allé en Hollande. Ne serait-ce que pour la salle des tableaux hollandais, l'exposition vaut bien une visite. Personnellement, c'est le Monet que je préfère. Sa touche n'est pas encore vraiment impressionniste mais d'une telle sincérité.
Un vrai choc émotionnel. On sort de là comme envahi par les flots.

Il y a aussi de très belles toiles de Cézanne. Exposés sous la verrière, à hauteur d'yeux, ils sont très bien éclairés et on entre tout de suite en intimité avec les lieux.

J'ai aussi trouvé intéressante la juxtaposition photo-peinture. C'est pertinent puisque la photographie fait son apparition au même moment que les impressionniste. On comprend bien la panique des peintre obligés de ce recentrer sur ce qui fait l'essence de leur art : la recréation de la beauté du monde. À cela, la photographie ne peut pas vraiment rivaliser.

Enfin, j'ai aussi beaucoup aimé le petit film de Monet qui clôt l'exposition. Il regarde de ces yeux rieurs la caméra avant de replonger dans sa toile. C'est très émouvant.

Bref, si vous n'êtes pas encore allé voir "Éblouissants reflets", n'hésitez pas ! Le 30 septembre, il sera trop tard.


Le garçon incassable

Éditions de L'Olivier

16,00
par (Librairie L'Armitière)
5 juillet 2013

Burlesque... ou presque !

Je n'avais aucune raison particulière de m'intéresser à Buster Keaton mais depuis que j'ai lu ce livre, j'ai très envie de me plonger dans sa filmographie !
D'une écriture très simple mais avec avec de vrais moments de grâce, c'est un roman sur l'enfance maltraitée et le handicap. Sur le mode d'une enquête journalistique, il raconte la face cachée de cette vedette comique du cinéma muet et de son enfance douloureuse. Trimballé, brutalisé, maltraité dans un show-burlesque dirigé par son père, l'enfant de la balle a su tirer une force de ses faiblesses. À cause de son enquête, la narratrice se souvient d'un enfant handicapé qu'elle a connu autrefois. D'un chapitre à l'autre, les deux histoires s'alternent et se répondent. C'est très sensible, très émouvant, très drôle aussi parfois. Bref, du grand art !