Le Quatrième mur - Prix des Lecteurs 2015

Le Quatrième mur - Prix des Lecteurs 2015

Sorj Chalandon

Le Livre de Poche

  • par (le Carnet à spirales)
    30 octobre 2019

    Paris, 1982. Sam, réfugié grec, metteur en scène de confession juive, est mourant. Il fait jurer à son jeune ami Georges, son "frère", de mener à sa place un projet insensé : se rendre au Liban afin de mettre en scène l'Antigone d'Anouilh en plein coeur de la guerre, dans Beyrouth dévastée, avec des acteurs d'origines et de confessions différentes (Palestiniens sunnites, Libanais chiites, chrétiens, druzes, Arméniens....). Pari fou et surtout terriblement risqué que de tenter cette trêve théâtrale d'une heure au milieu des décombres et de la mort. Georges tiendra sa promesse. Mais à quel prix ? Après l'Irlande (Retour à Killybegs), le Liban. Grand reporter pendant des années, Sorj Chalandon maîtrise son sujet et immerge le lecteur dans un roman dur, intense et bouleversant tout en rendant un bel hommage à Anouilh. Poignant. Paru en poche en poche en 2014 / Ed.LGF / 7.10 €


  • par (La Lison)
    23 juillet 2016

    On aime !

    "Le Quatrième mur", c'est l'histoire d'un projet fou, celui de Georges : monter "Antigone" de Anouilh à Beyrouth, en pleine guerre, mais en réunissant sur scène un comédien de chacun des camps qui s'affrontent au-dehors. Un projet utopiste, un roman fulgurant.


  • 14 octobre 2015

    Antigone sous les bombes

    Sorj Chalandon est un ancien reporter de guerre. Le Liban, il connaît. Aujourd’hui encore, il est hanté par ce pays qu’il a vu sombrer sous ses yeux. Alors, il en a fait un roman merveilleux et troublant. En 1976, Samuel, réfugié grec à Paris, a une idée folle : monter " Antigone " d’Anouilh à Beyrouth, en pleine guerre, pour une représentation unique dans tous les sens du terme : Antigone sera palestinienne, Hémon, druze, Créon, maronite… Mais Samuel tombe malade et, six ans plus tard, c’est à son ami Georges, jeune professeur, qu’il demande de mettre en scène la pièce. D’abord réticent, Georges accepte le pari, part pour Beyrouth et se heurte de plein fouet à la violence sanglante qui règne dans la ville. Il y rencontrera des personnages à la fois courageux et pleins de contradiction, assistera à des scènes de guerre inouïes, sera témoin du massacre de Sabra et Chatila.

    La guerre peut-elle rendre fou ? Comment faire pour reprendre sa vie après elle ?  C’est la question qu’à chaque instant le lecteur se pose. Car Georges, naïf et perdu, n’en sortira pas indemne. Revenu en France, dans sa famille, il ne parviendra pas à retrouver sa place de mari, de père, d’ami. Il préférera repartir, certain que son destin est ailleurs. Sorj Chalandon a évidemment mis beaucoup de lui dans cette histoire. Sa vision de la guerre, de ceux qui la font, est d’un réalisme étonnant. La vie de Georges aurait sans doute pu être la sienne. Il faut parfois bien du courage pour tourner la page. Lui, des années plus tard, a préféré raconter.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Librairie Nouvelle)
    6 août 2015

    Comment poursuivre le rêve d’un autre ?
    Au départ, il y a cette idée, cet espoir …
    Pouvoir monter, dans le Beyrouth, en guerre des années 80, la pièce Antigone qui serait jouée par ceux qui se déchirent: Chrétiens,Juifs et Musulmans; réunis au cœur d’une trêve le temps d’une représentation .
    Mais la guerre poursuit toujours les rêveurs !
    Une fois de plus, l’écriture de Sorj Chalandon bouleverse, accroche au cœur et reste en tête, sans fioritures, sans pathétisme facile .
    Un grand roman , un grand auteur !

    Lucie


  • par (Fontaine Villiers)
    2 février 2015

    Georges, jeune révolté de 68, rencontre Samuel, metteur en scène juif et résistant grec. Leur amitié au fil des ans, va amener Samuel à demander à Georges de l'aider, puis d'assumer seul un projet fou: monter l'Antigone d'Anouilh au Liban, en pleine guerre, en prenant pour chaque personnage un acteur d'une communauté belligérante différente, afin qu'Antigone délivre le Liban de la guerre, ne serait-ce qu'un soir, celui de sa représentation. Mais loin de tendre la main à la paix, c'est celle de la guerre et des cauchemars qui va broyer Georges et ses rêves. Un livre fort, superbement écrit, qui, à travers une réflexion sur le mythe d'Antigone et son interprétation par Anouilh, dénonce les horreurs de cette guerre qui fait sinistrement écho aux conflits actuels. Un livre bouleversant qui se devrait de recevoir une récompense littéraire cet automne.


  • par (Le Merle Moqueur)
    5 janvier 2015

    Sensibilité et engagement

    Roman magnifique sur un révolutionnaire grec qui rêve de monter Antigone à Beyrouth avec des acteurs amateurs israéliens, palestiniens et libanais. Un beau message politique pour la paix dans un Moyen-Orient rongé par la guerre.
    Sorj Chalandon a toujours cette écriture sensible, à fleur de peau, engagée.


  • par (47° Nord)
    29 novembre 2014

    Vous allez découvrir!

    1983. La guerre fait rage au Liban. Georges, metteur en scène parisien d’une trentaine d’années arrive à Beyrouth. Il veut monter Antigone, le célèbre drame de Jean Anouilh, à Beyrouth. C’est ainsi qu’il réalisera la promesse faite à son ami mourant, Samuel, fils de déporté, qui voulait faire jouer dans cette pièce des comédiens de toutes les communautés libanaises. Comme un signe de résistance à cette guerre fratricide. Mais Georges n’a jamais vu la guerre d’aussi près.


  • par (Librairie-Papeterie Peiro-Caillaud)
    23 septembre 2014

    Sam rêve de mettre en scène Antigone de Jean Anouilh...sur un champ de bataille !
    Mais frappé par la maladie il charge son ami Georges de réaliser son idée « folle ».
    Ce dernier quitte alors la France pour le Liban, en pleine guerre civile, où il tente de convaincre les acteurs de cultures différentes, de jouer ensemble.
    Antigone sera Palestinienne, Hémon un Druze du Chouf et l'imposant Créon un maronite de Gemmayzé...
    Une écriture bouleversante...