La survivance, roman

La survivance, roman

Claudie Hunzinger

Grasset

  • par (Librairie La Rose des Vents)
    30 novembre 2012

    Coup de coeur de Laurence

    Jenny et Sils, libraires, sont contraints d'abandonner leur métier, leur passion, victimes d'un modernisme dangereux : le numérique.
    Après "Elles vivaient d'espoir", "La Survivance" est un joli coup de coeur pour moi.


  • par (Fontaine Villiers)
    27 octobre 2012

    Retour vers le passé

    Les temps sont si durs pour Jenny et Silss, la soixantaine, qu'ils doivent quitter leur maison et leur librairie qui ne leur permet plus de vivre.
    Ils vont alors se replier dans une vieille et très vétuste maison des Vosges, isolée dans la montagne où 40 ans plus tôt ils avaient essayé de s'installer.
    Ce retour à la nature sera-t-il possible? Réussiront-ils là où ils avaient échoué malgré l'enthousiasme de la jeunesse? Leur sera t-il possible d'apprivoiser cette nature parfois si hostile?
    C'est en lisant ce très beau roman plein de fraicheur et d'énergie que vous pourrez répondre à ces questions et découvrir si l'âge peut aider à réaliser ses rêves de jeunesse.


  • par (Librairie l'Esperluète)
    10 octobre 2012

    Jenny et Sils sont contraints par la dureté des temps de rendre les clefs de leur librairie et de leur domicile. Ils vont chercher refuge dans une maison perdue, en ruines, perchée dans la montagne. Avec leurs cartons de livres, une ânesse et une chienne, il leur faut s'acclimater à cette nouvelle existence : survivre aux intempéries, tels des Robinson Crusoé du XXIème siècle exclus de la société matérialiste. Dans cet âpre combat, la redécouverte des corps, l'apprentissage de l'isolement et la puissance de la littérature leur feront-ils découvrir une nouvelle manière d'être au monde ?


  • par (Fontaine Sèvres)
    6 octobre 2012

    Sils et Jenny sont un couple de libraires en faillite. Ils ne peuvent plus payer leur loyer et ont quelques jours pour quitter les lieux. A 60 ans, sans travail, ni argent, ils ne trouvent qu'une solution : La Survivance.
    La Survivance, c'est un lieu de leur jeunesse, une maison détériorée située à 1000 mètres d'altitude dans les Vosges. Un lieu, où il est impossible vivre. Mais à quatre jours de l'expulsion, ces amoureux de la littérature n'ont plus le choix.
    Ils partent pour le grand froid, la nature, les animaux sauvages, la neige, la peur et l'inconnu, avec pour seuls bagages, leur chienne, leur âne et leurs livres. Il faut s'adapter et tenir coûte que coûte.
    Mais alors que tout les prédestine à une perte certaine, ils vont se battre et se passionner pour la vie.

    Un livre touchant et plein d'ardeur où le courage et la force des personnages sont exemplaires.


  • 9 septembre 2012

    Jenny et Stils, la soixantaine, «des enfants sans enfants», viennent de mettre la clé sous la porte de leur librairie.
    Libraire...une espèce en voie de disparition.
    «Qu’est-ce qu’on va faire ? Qu’est-ce qui va nous passionner la vie ?
    Qu’est-ce que tu fais de ta vie au moment où la société te lâche pour te balancer à la rue ?"
    Ils vont trouver refuge à La Survivance. Une ruine à mille mètre d’altitude dans les Vosges.
    En guise de catalogue de bricolage deux livres : «Etrangers sur l’Aubrac» de Nicole Lombard et «Ermites dans la Taïga» de Vassili Peskov.

    «Tassée, nettement bossue, étrangement seule, un trou béant dans sa toiture, l’air d’avoir été fendue d’un coup de hache, en deux.»

    Ils vont devoir (obligés, pas le choix) recommencer à vivre. Violemment. La nature n’est pas toujours tendre.
    Alors ils vont refaire le toit, élever des poules, cultiver un jardin et lire, lire, lire : Artaud, Cendrars (eux les sédentaires), Ray Bradbury,
    Surveiller des Peaux-Rouges : des cerfs.
    Et tenter de passer l’hiver...en clandestins.
    «On a du bois, des livres, du riz, beaucoup de riz...»
    Rêver, jouer à Matthias Grünewald (peintre et ingénieur hydraulique allemand de la Renaissance) et à Aby Warburg (historien de l’art que la légende veut qu'il ait abandonné l'héritage familial au profit de son frère en échange de l'engagement de celui-ci à lui fournir tous les ouvrages qui lui seraient nécessaires.)
    Ils vont survivre dans leur île, leur vaisseau spatial, leur cargaison à sauver.
    «Sentiment de fragilité, de peur et de triomphe. On a passé l’hiver. On a survécu.»

    Claude Hunzinger, l’auteure, ranime (simule) l’élégance de Giraudoux dans son «Suzanne et le Pacifique» avec son orvet abrité de l’orage dans un livre de Francis Ponge et ses fragments de sauvagerie comme des éclairs.
    Claude Hunzinger vit en montagne. Elle fabrique des livres en foin, écrit des pages d'herbe et fabrique des biliothèques en cendres.

    Une lecture vivifiante !

    «L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art.» écrivait Robert Filliou.

    «En fait, nous étions façonnés de lectures et de rêves, ce qui pouvait ne pas sembler malin alors que les temps nous demandaient de nous montrer dynamiques, électroniques, immédiats et vifs, hypermodernes, ne sachant même plus ce qu’était un roman.»