Tenir jusqu'à l'aube

Tenir jusqu'à l'aube

Carole Fives

Gallimard

  • 5 novembre 2018

    Parentalité

    Elle doit tenir jusqu’à l’aube, jusqu’au jour d’après, cette jeune mère célibataire dont on ne saura jamais le nom, ni celui de son fils de 2 ans.

    Abandonné un beau jour par le père et compagnon, elle doit faire face à un loyer trop lourd pour elle seule, elle qui ne travaille plus que rarement, faute de temps.

    Car il faut s’occuper de celui qui dirige ses journées : son fils.

    Alors elle cherche de l’aide en lisant des forums de discussion, et en s’échappant, la nuit, quelques minutes puis quelques heures.

    On la sent au bord du gouffre et débordée cette jeune maman. Qui ne trouvera pas d’aide où elle le pense.

    Même si le personnage principal ne m’a pas particulièrement touchée, j’ai apprécié de lire l’analyse de l’auteure sur la non-place du père dans notre société.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du biberon qu’il faut absolument préparer pour ce « petit » qui demande toujours à sa maman « à côté, à côté ».

    Une citation :

    "Rien n’obligeait un parent à voir son enfant. C’était une forme légale d’abandon, mais c’était sans doute mieux ainsi car si un père ne manifestait pas l’envie de prendre soin de sa famille, à quoi bon l’y contraindre ? Les lois avaient été pensées dans l’intérêt de l’enfant, et dans l’intérêt de l’enfant on avait décidé qu’il ne verrait ses parents que si ceux-ci en avaient envie." (p.116)

    https://alexmotamots.fr/tenir-jusqua-laube-carole-fives/


  • par (Librairie Gibier)
    22 octobre 2018

    Un roman fort et actuel

    Cette variation au féminin de la chèvre de monsieur Seguin est portée par une écriture rythmée et incisive. L'auteure aborde avec beaucoup d'intelligence la question de la maternité en solo et les dérives des réseaux sociaux.


  • par (Le Bateau Livre)
    3 octobre 2018

    Coup de coeur littérature

    Avoir un enfant, pas facile quand on est seule et sans argent!
    Une écriture vive, précise, intense, donne à ce roman une force maîtrisée, une lucidité acérée.


  • par (Librairie L'Armitière)
    21 septembre 2018

    La solitude d'une mère

    Une jeune femme vit seule avec son enfant de deux ans qu'elle aime par dessus tout. Son compagnon les a quitté. Elle vit à Lyon, loin de sa famille et de ses amis. Elle s'occupe exclusivement de son fils, n'a plus le temps de travailler, de prendre soin d'elle-même. Elle ne sort de son domicile que pour aller au parc.
    Elle est à bout. Jusqu'au jour où elle se permet d'aller prendre l'air en laissant son enfant dans son lit, endormi. Elle a conscience qu'elle prend le risque qu'un accident survienne. Puis de jour en jour, elle repousse les limites de sa promenade et va de plus en plus loin.
    J'ai adoré ce roman, sombre et angoissant,qui m'a bousculé, qui m'a fait me sentir parfois mal à l'aise face à cette mère au bord du précipice.


  • par (Librairie Mots et Images)
    15 septembre 2018

    Pour échapper à son quotidien oppressant, une jeune maman fugue la nuit pendant que son enfant dort. De plus en plus loin, de plus en plus longtemps … jusqu’à l’aube ? Un livre sous tension !
    Céline.


  • par (Librairie La Mandragore)
    13 septembre 2018

    "Tenir jusqu'à l'aube" explore un sujet difficile voire tabou dans notre société contemporaine "bien pensante" concernant les règles à suivre en matière d'éducation et de maternité. Notre narratrice est une mère célibataire, graphiste freelance donc travaillant depuis chez elle et n'enchaînant pas facilement les contrats tant le secteur est bouché. Elle se retrouve peu à peu prise au piège de...sa maternité, justement.
    Carole Fives livre une fiction sur la Honte. Celle de vouloir avoir du temps pour soi quand on élève seule son enfant, mais surtout la honte d'être une femme qui n'incarne pas les stéréotypes de la maternité. Son souhait serait d'exister en dehors de CETTE maternité qui la bride.
    Mais est-ce seulement acceptable pour une mère célibataire de laisser son enfant en bas âge sans surveillance pour être seule un moment ?

    Carole Fives réussit encore une fois à faire un portrait social de notre époque.

    Elisabeth


  • 12 septembre 2018

    Tellement vrai !

    Et oui, tellement vrai ce sentiment d'être seule au monde quand on élève son enfant en solo ! Vers qui se tourner pour trouver de l'aide, une oreille attentive ou simplement un peu de tendresse face à la complexité d'un quotidien qui exige de la maman seule d'être présente sur tous les plans.
    Le roman de Carole Fives est précieux en ce sens qu'il décrit les facettes multiples de ce que ressent la "solo" qui a envie (besoin) de liberté, d'un peu de temps pour elle ; tout simplement. Une jolie écriture, le tout entre-coupé de mails plus ou moins ravageurs piochés dans les blogs culpabilisants et carrément insultants des autres mamans. Qui n'osent pas rêver de liberté ou ne le disent pas ?
    En lice pour le Prix Wepler 2018


  • par (Librairie La Fabrique)
    30 août 2018

    Coup de coeur d'Aurore

    Elle rêve d'avoir du temps pour elle, elle rêve de souffler un peu, de s'évader quelques instants. Comme Blanquette la chèvre de Monsieur Seguin elle souhaite goûter à la liberté et au grand air, tester l'herbe de la montagne, ne serait-ce qu'un instant.... Elle, c'est l'héroïne du roman de Carole Fives, une femme qui travaille en freelance et qui peine à payer son loyer, une mère célibataire, tiraillée entre son besoin d'air et son fils qu'elle aime. Alors, pour avoir ne serait-ce qu'un moment à elle, quand son fils de deux ans s'endort, elle sort 5 minutes d'abord, puis 10, puis de plus en plus longtemps et de plus en plus loin... mais ...

    Un vrai coup de coeur pour ce roman féministe et actuel, à l'écriture ciselée et percutante, qui met en exergue un véritable problème de société.
    Une véritable ode à toutes ces femmes qui tiennent jusqu'à l'aube !


  • par (Librairie Madison)
    10 août 2018

    Un roman fort et très actuel

    Une jeune femme élève seule son fils de 2 ans. Sans ami(e)s, sans famille, sans avoir trouvé de place en crèche et travaillant à domicile, elle passe 24 heures sur 24 avec son enfant.
    Afin de ne pas perdre tout contact avec le monde qui l'entoure, elle s'accorde, certains soirs, quand l’enfant dort, une promenade de quinze minutes dans son quartier. Mais ces fugues se font plus nombreuses et plus longues...jusqu'au drame ?
    Carole Fives dresse de son écriture incisive le portrait d'une mère d'aujourd'hui : celle qui pourrait paraître comme une mauvaise mère, indigne même, ne nous semble pas moins proche et familière, tant on ressent de l'empathie pour elle.
    Un roman intelligent et sensible qui donne à voir la maternité sous un autre angle, plus humain et sans jugement.