Des jours sans fin

Des jours sans fin

Sebastian Barry

Joëlle Losfeld

  • par (Librairie Comme Un Roman)
    5 juillet 2018

    La voix du protagoniste d'abord, chaleureuse, entière, candide.
    Le décor ensuite, ces paysages américains de la seconde moitié du XIXe siècle aussi féroces que sublimes.
    Le propos enfin, touchant, cruel, tourbillon fou mêlant le génocide amérindien, deux soldats qui s'aiment dont un qui préfère s'habiller en femme, la boucherie de la guerre civile américaine...
    La plus jolie surprise de ces derniers mois !


  • 4 juin 2018

    abandon

    Une lecture qui promettait d’être intense et intéressante.

    Mais le narrateur écrit comme il parle. Oui, je sais, c’est fait exprès, c’est un style. Sauf que je ne supporte pas ces phrases sans queue ni tête et qui s’enchaînent sans logique.

    Les descriptions des massacres ne m’ont pas passionnées, et l’amour entre le narrateur et John Cole non plus.


  • 4 avril 2018

    « Des jours sans fin » nous entraîne dans le difficile vécu de deux orphelins irlandais exilés en Amérique, devenus soldats, et amants, au milieu du 19eme siècle.
    Sebastien Barry, à travers ses personnages, raconte avec tallent et flegme, un certain détachement presque, le massacre des indiens et les horreurs des combats de la guerre de sécession. Alors on se dit, un livre de guerre ? Pas vraiment.
    Comment parvient-il à nous faire lire des horreurs avec un sourire aux lèvres? Je ne résiste pas à son humour pince-sans-rire! Il decrit des situations incroyables avec des formules extravagantes, un court exemple : en plein combat un soldat se pisse dessus et il commente : « au moins ça nettoie mes bottes »!
    Pourtant rien n’est drôle, la peur est omniprésente. C’est à se demander quel peuple sera le plus féroce, le plus animal dans son art de la guerre!
    Ses propos sur l’absurdité des guerres sont sensés et sensibles. La sensibilité éclate aussi quand l’amour vient s’immiscer en filigrane à travers ce roman. L’amour qui donne l’envie de vivre et de survivre dans cette vie folle.
    Si pour l’auteur « c’est une merveille comme le corps humain est résistant » alors ce roman irlandais plusieurs fois primé est pour le lecteur une merveille de narration et de sensibilité.


  • par (Librairies de Port Maria)
    26 mars 2018

    Thomas McNulty est confronté bien jeune encore aux cruautés, aux atrocités, aux massacres de l'Amérique du XIXème siècle.
    Mais il leur oppose un courage, une lucidité, une sagesse tellement pleine d'humanité que le livre est un pur bonheur.