Me voici

Me voici

Jonathan Safran Foer

Éditions de L'Olivier

  • 28 février 2018

    Quelle imagination dans ce long livre de Jonathan Safran Foer, très bavard pour ne pas dire logorrhéique.
    Nous sommes ici témoin d’une vie de famille juive qui oscille entre engueulades, rabibochages, accords et désaccords. C’est plein de discussions intimes fleuves, plein de fameuses « hyperboles israéliennes » ! Ça déménage et ça canarde! On assiste aussi à un florilège d’humour juif! (enfin, si c’est ça l’humour juif?)
    De jeux de mots en dialogues savoureux parfois absurdes, Foer soulève mine de rien les questions essentielles de l’existence et pose un regard critique sur l’impact de la Shoah, les rituels, attentes, recommandations et commandements juifs sur ce peuple traumatisé.
    A travers l’histoire des personnages de cette famille, il s’agit presque d’un essai sur l’éducation juive et le judaïsme, qui nous éclaire aussi sur le sentiment de judéité .
    Beaucoup de longueurs à mon goût dans les derniers chapitres mais quel souffle jusqu’au bout avec cette fin « déchirante » et sacrément sensible.


  • par (Librairie Le Grenier)
    30 novembre 2017

    Me voici

    L’autre soir, en rentrant du travail, je tombe sur cette émission de radio très chouette, La dispute. Je ne sais pas si vous connaissez mais, en gros chaque soir des critiques se réunissent pour critiquer (bah oui, c’est leur job!) des films, des bouquins, des performances etc. En gros, c’est un peu Le Masque et la Plume, le show et la mauvaise foi en moins (bon, du coup c’est un peu plus sérieux.). Enfin bref, je tombe sur la chronique de Me Voici, de Jonathan Safran Foer, que j’ai lu il y a un mois (je suis super à la bourre sur mes chroniques, si vous voulez avoir du récent, il faut venir à la librairie.). Et là, je me me dis, faites qu’ils l’aiment, faites qu’ils l’aiment, parce qu’on est toujours rassuré lorsque d’autres lecteurs partagent notre avis. Et là, ils arrivent vraiment à mettre en mots tout mon ressenti : l’ambition de Safran Foer, son humour, la profondeur de ses personnages. J’attendais Me voici avec impatience (Quelle impertinence de choisir ce titre, alors que plus de 10 ans se sont écoulés depuis son précédent roman Extrêmement fort et incroyablement près!). Je me rends compte que je ne vous ai même pas raconté de quoi il s’agissait. Et mon post est déjà bien long. Je peux juste vous dire que c’est pour moi, un des meilleurs romans de la rentrée, que j’ai ri et que j’ai aussi été émue aux larmes, que même si Safran Foer met en scène une famille juive New-Yorkaise au bord de la crise de nerf, on s’y retrouve tout à fait tant les thèmes qu’il aborde sont universels. Je vous mets donc le lien vers l’émission ;). Et surtout, n’ayez pas peur des 740 pages, il y a beaucoup de dialogues et Safran foer a un vrai sens du rythme!


  • 29 octobre 2017

    Vivre ou être heureux

    Après son génial « Extrêmement fort et incroyablement près », on attendait le retour de Jonathan Safran Foer romancier depuis plus de dix ans. Le résultat est à la hauteur de nos espérances avec ce beau roman foisonnant et sensible sur l’érosion du couple contemporain.

    **La fin d’un mariage**

    Jacob et Julia Bloch, la quarantaine, sont mariés depuis seize ans et parents de trois garçons. Ils vivent confortablement à Washington où elle est architecte, et lui écrivain et scénariste. Ils sont juifs, mais ne pratiquent qu’aux grandes occasions. Un jour, Julia découvre des textos pornographiques que son mari a envoyés à une collègue. C’est le début de la fin, ou plutôt le révélateur des dysfonctionnements de leur couple en bout de course.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Fontaine Auteuil)
    26 octobre 2017

    Julia et Jacob sont mariés depuis 16 ans, ont trois enfants, habitent Washington et ont toutes les caractéristiques du couple juif américain typique. Ils sont sur le point de se séparer suite à une incartade de Jacob. En effet Julia a découvert malencontreusement un sms supect qui laisserait supposer une aventure extra-conjugale. Cette comédie grinçante, extrêmement maitrisée, aux dialogues percutants ressemble étrangement aux films de Woody Allen: humour, héros paranoïaques, questionnement sur identité juive...on sourit, on rit mais on réfléchit beaucoup car l'auteur construit un roman ambitieux, brillant, une comédie de moeurs parfaitement maîtrisée. Un moment de lecture jouissif


  • par (Fontaine Villiers)
    25 octobre 2017

    Voici une scène de famille tragi-comique grandeur nature qui s'étend sur une moitié d'existence et un beau pavé de 730 pages. Des pages si foisonnantes de dialogues quasi cinématographiques et de réflexions existentielles que vous ne les verrez pas passer.
    Cette famille ressemble à toutes les autres, en ce qu'elle est sur le bord de l'éclatement mais également constitutive de ce que chacun des personnages est... ou empêché d'être. Religion, sexualité, adultère, vie virtuelle, conflits au Moyen-Orient, poids des traditions... Jonathan Safran Foer ne laisse de côté aucun des sujets de notre époque et ne les traite pas avec le dos de la cuillère, dressant au passage un portrait tendrement critique de ses personnages. Impossible de ne pas s'identifier à eux, tant leur quête personnelle et relationnelle est universelle.

    Cru sans être vulgaire, toujours percutant, et surtout très drôle, Jonathan Safran Foer sait de toute évidence comment atteindre son lecteur.