Voici venir les rêveurs

Imbolo Mbue

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  • par (Librairie Coiffard)
    15 avril 2021

    Conseillé par Stéphanie

    Jende Jonga vient du Cameroun. Après plusieurs mois de galère sa femme et son fils viennent de le rejoindre à New York. Ils sont plein d'espoirs et de rêves. "Voici venir les rêveurs" est un portrait sans concession de deux Amériques : celle des nantis, qui ne sont pas pour autant épargnés par la vie, et celle de ceux qui travaillent pour ces princes, qui ont tout quitté pour l'American Dream.
    Mais la crise financière de 2008 pointe comme une épée de Damoclès au-dessus de la famille Jonga et de son employeur la famille Edwards. Imbolo Mbue réussit à toucher son lecteur en le faisant rentrer dans l'intimité de ses personnages à la fois si forts et si fragiles. Il sont terriblement humains et l'on voudrait changer pour eux le cours de la grande Histoire ; notre société aurait tant besoin de laisser la place aux rêveurs.


  • 23 février 2018

    Etats-Unis, migrant

    C’est l’histoire de Jende Jonga qui arrive aux États-Unis avec un visa touristique mais qui reste pour travailler. Bien sûr, il n’a pas de carte verte et sa situation est précaire. Il fait tout de même venir sa femme qui entreprend des études de pharmacie et son fils.

    Nous sommes en 2007 et c’est le plein emploi avant l’élection de Barack Obama. Puis la crise des subprimes touche de plein fouet les travailleurs précaires.

    J’ai aimé suivre cette famille à qui le travail ne fait pas peur jusqu’à la maladie de Jende. La façon dont ils se débattent pour garder un emploi précaire pour offrir une meilleure chance à leur fils.

    L’auteur donne à voir en parallèle la famille Edwards dont le mari travaille chez Lehman Brothers, dont le fils aîné part vivre en Inde et le second souffre d’une mère alcoolique.

    Tout n’est pas rose à New York. Mais au Cameroun non plus, d’où viennent Jende et sa femme. L’auteur décrit une société de caste que le couple a fui.

    J’aurais aimé que la femme de Jende soit plus combative et n’obéisse pas à son mari.

    Au final, une lecture sympathique mais quelque peu décevante, qui enfonce des portes ouvertes.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des bons petits plats que prépare la femme de Jende pour lui, même quand il rentre à minuit.

    http://alexmotamots.fr/voici-venir-les-reveurs-imbolo-mbue/