Antonio Caballero

Un mal sans remède

Belfond
traduit de l’espagnol (Colombie) par Jean-Marie Saint-Lu
23 €
 

 

Ignacio Escobar, poète sans succès et fainéant notoire, se laisse doucement vivre dans une Bogota qui va trop vite pour lui. Jusqu’à ce que, lassée de son inactivité et de son flegme, Fina sa compagne fasse ses valises et le laisse seul dans son appartement rudimentaire et dans le vide incontestable de son existence. Tiraillé entre une mère excentrique qui vit au milieu d’une cour de prétendants décrépis et séniles, des amis trotskistes un peu trop engagés qui rêvent de révolution et des femmes belles et séduisantes qui ne cessent de détourner son attention, Ignacio ne sait plus où donner de la tête. On le rêve fils modèle, banquier, époux fidèle, père ou encore poète engagé. Ignacio n’aspire qu’à la vérité, la poésie et la liberté. Au fond, Ignacio veut simplement que Fina revienne.


Une plongée sans concession dans le Bogota d’aujourd’hui, une galerie de personnages haute en couleurs, une aventure touchante, profondément triste et incroyablement drôle, un bel hommage à la poésie, Un Mal sans remède est tout cela à la fois. Avec ce texte imposant et magistral, Antonio Caballero réussit un vrai coup de maître pour un premier roman que l’on ne peut que dévorer.

"Un mal sans remède" déjà devenu un livre culte est le fruit de douze années de travail. 


Ignacio Escobar est un homme qui n’essaie rien. Jamais. Convaincu d’écrire un jour le poème magistral qui règlera son compte au reste de la poésie, il cherche en attendant, ses rimes au fond de son lit, mettant un point d’honneur à en sortir le moins possible. C’est son genre. Cela pourrait durer ainsi des années. Mais une féroce dispute avec sa compagne Fina, à qui il ne veut pas faire d’enfant, va l’obliger à sortir de ses draps pour l’épopée hors normes d’un fainéant à travers les rues d’une Bogota pleines de surprises. Un roman énorme à l’humour particulièrement corrosif qui semble s’inventer au fil des pages.
 
Les Cordeliers

Le Square - Grenoble, Les Cordeliers - Romans sur Isère, le 22 septembre 2009