Seule Venise
Claudie Gallay
Babel
302 pages
8,50 €
Elle a quarante ans. Trevor l’a plaquée. Elle veut l’oublier mais ne peut. Il me colle. Pire qu’un gant. Surtout la nuit. Pour ne pas sombrer elle vide son compte bancaire et vient s’installer dans une pension du Castello à Venise, en plein mois de décembre. Dans cette pension, tenue par Luigi, elle croisera un jeune couple : Carla, une jeune danseuse, et Valentino, un bel italien, qui vivent accrochés l’un à l’autre. Peau à peau. Collés. A toujours se toucher pour savoir si l’autre est là. Elle partagera ses repas avec un prince russe, cloué sur son fauteuil roulant, qui lui raconte son existence chahutée et lui tient des propos essentiels comme la différence entre le vin de soif et le vin de patience. Au gré de ses promenades dans Venise elle fera la connaissance de Manzoni, un libraire spécialisé en livres anciens, qui l’initiera à la Venise secrète, lui fera découvrir la peinture de Zoran Music, ce grand peintre vénitien déporté à Dachau, et réveillera en elle le goût du désir. Peu à peu elle s’ouvrira aux autres et oubliera son propre désarroi. Si vous n’avez pas encore lu ce roman qui a séduit tant de lectrices et de lecteurs - oui un roman au charme duquel de nombreux hommes ont succombé - précipitez-vous. Je vous envie !
Jacques Griffault
Le Scribe - Montauban, le 17 décembre 2007