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Samuel Beckett

Samuel Beckett m’a toujours fait peur. J’ai pu lire et voir ses pièces avec plaisir. Mais j’ai toujours achoppé sur ses romans et ses autres textes en prose. La douleur et les crises de ses personnages touchent en moi quelque chose de très névralgique.

Un soir, des amis et des connaissances « beckettolâtres » parlaient avec passion et simplicité de leur fascination pour Beckett, ainsi m’est venue l’idée de ce dossier : solliciter les libraires du groupement Initiales et leur demander le témoignage de leurs lecteurs les plus fervents. Je voulais de cette façon faire parler les lecteurs de Samuel Beckett, comme on présente ou recommande un tiers, ou plus simplement comme des amis se conseillent des livres.

À la lecture de leurs textes, j’ai découvert un Beckett drôle, simple, au plus près de l’homme. Je remercie d’ailleurs Éric Chevillard de m’avoir adressé un florilège de citations plein d’humour, irrésistible invitation à lire ou à relire les romans de Beckett. Je suis donc reparti à la rencontre de Beckett, j’ai ouvert Molloy. Dès les premières pages la douleur est là...

Ce dossier a été réalisé par Alain Caron.

Initiales, le 18 décembre 2007

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