Jeanne Benameur

Otages intimes

Actes sud, "Babel"
7,70 €
 

Étienne est photographe de guerre. Le roman s’ouvre alors qu’après avoir été retenu otage pendant des mois, il va être relâché. Il doit affronter le retour auprès des siens, comme un combat contre lui-même pour réapprendre à vivre. Mais l’image d’une femme, d’un vieillard et de deux enfants, les derniers qu’il a vus avant d’être enlevé, le hante. Ce n’est qu’auprès de ses amis d’enfance et de sa mère, au village où il a grandi, qu’il pourra tenter de trouver la paix, et de comprendre enfin quelles sont les parts de nous-même qui sont, en chacun de nous, toujours prises en otage...
On ne peut qu’aimer la très belle langue hachée, directe, sobre de Jeanne Benameur, qui donne a ce roman une vraie force brute.

Le Bateau Livre


Un homme, libéré après des mois de captivité, revient dans son village natal auprès de sa mère et le fils de l’Italien, son meilleur ami. Il y retrouve aussi Josinka. Tous trois jouaient ensemble de la musique. Si l’homme revient d’une réelle captivité, il ne sera jamais libre, tous comme les autres personnages. Chacun à sa manière est otage.

Jeanne Benameur signe ici un très beau texte, tout en émotion et sensibilité.

M’Lire


Étienne, photographe de guerre, a été fait prisonnier lors d’un reportage. De retour en France, dans l’antre maternel, en province, il tente de retrouver un sens à sa vie après avoir vécu l’enfer. Il réunit auprès de lui les êtres chers, les amis d’enfance qui eux aussi ont fait des choix radicaux.
Otages intimes est un texte sensible, intelligent, comme seule Jeanne Benameur sait le faire. Touchant !

À Livre ouvert


Étienne, reporter de guerre, rentre d’un pays en guerre ou il a été otage. Le chaos, la fureur sont dorénavant sous sa peau. Comment revenir à la vie, à la paix après avoir traversé cette expérience ? De retour dans sa campagne natale au milieu d’amis de toujours et près de sa mère, il tente de réinventer cette attache fondamentale à la vie, aux sentiments et retrouver une forme d’apaisement. Voyage de l’intime, de l’amitié et de l’amour, ce roman est un texte fort sur la liberté et nos propres enfermements !

Les Petits papiers


Étienne, photographe de guerre, est sur le point d’être libéré, les 50 premières pages sont consacrées à son retour de captivité, c’est avec une précision et une justesse incroyable que Jeanne Benameur nous fait vivre le retour de captivité d’Étienne. D’une grande intensité, ces premières pages vont laisser place au récit de l’après : le retour d’Étienne dans son village natale auprès de sa mère, Irène et de son ami d’enfance Enzo. Ils seront bientôt rejoints par Jofranka, avocate à la Haye la troisième du trio que les jeux d’enfants et la musique réunissaient. C’est le temps de la reconstruction, du lent retour à la vie où les souvenirs de guerre se mêlent à ceux de l’enfance. 

Lune et l’Autre

Nous avons évidemment une histoire avec Jeanne Benameur. Elle nous est proche, infiniment. Loin de lui arroger nos faveurs, nous sommes au contraire face à de puissants enjeux à la sortie de chacun de ses romans. Il nous faut être honnête, ne rien laisser passer, et puis quand on a tant aimé les précédents, on a toujours peur de la déception, de la répétition ou au contraire de ne plus s’y retrouver. 

C’est donc avec impatience et appréhension que nous ouvrons ses livres. Espérant une magie renouvelée, ce fameux style, inimitable, qui mêle la simplicité des mots à la profondeur vertigineuse de l’évocation.

Otages Intimes est avant tout un roman, un roman fort, qui nous tient. Dès les premières pages, nous sommes agrippés, empoignés, comme l’est Étienne, photographe de guerre qu’on enlève un jour de guerre comme un autre et qu’on rend à la France deux mois plus tard, comme si on livrait un paquet.

Étienne doit réapprendre tout. Il va commencer par réouvrir les yeux, bandés pendant deux mois, pour se réapproprier le monde. Ce regard "nouveau" va être le fil du récit. On sera avec lui, avec sa mère, ses deux amis d’enfance, son ex compagne, pour réapprendre à voir,se voir et voir le monde, d’un côté comme de l’autre.

Jeanne Benameur, et on l’en remercie, évite les écueils de cette rentrée 2015, teintée de "Daesh" et autre "Islam radical" à toutes les pages. Elle ne nous dit rien sur le conflit, le rendant universel. Là où tout le monde semble en ce moment avoir un avis sur "les causes", elle nous parle des conséquences. Étienne est parti dans une guerre comme toutes les guerres et il a été capturé comme tous les otages. Maintenant il doit gérer ce retour, fait d’explosions de vie et de mort, de vertiges et de retour à la consistance, de désenchantement et de réappropriation, d’abysse et d’épiphanie. Les autres aussi doivent faire face à eux-mêmes, à lui, à l’attente, à la peur,à la culpabilité diffuse et à la liberté qu’il faut regagner coûte que coûte.

"Otages intimes" est un roman qui touche la résilience dans son urgence, face à de tels traumatismes, on est saisi d’un "marche ou crève", on ne peut pas faire de sur place, et avec Jeanne Benameur, on finit par s’envoler.

Les Saisons


Étienne est photographe de guerre et il a été pris en otage au cours d’un conflit indéterminé dans une région indéterminée (pour le lecteur).

Il est libéré après des mois de captivité, c’est son retour et sa reconstruction qui nous sont contés ici. Au cœur de son village de montagne, auprès de sa mère Irène et de ses 2 amis d’enfance, Enzo et Jofranka, il va apprendre à revivre et à accepter enfin qui il est vraiment.

Ce magnifique roman nous parle superbement de tous les enfermements, pas seulement de celui de l’otage de guerre, mais de tous ceux qui font ou défont les vies.

Mais ce texte est aussi un hommage aux mots et au pouvoir de la parole. C’est par la parole qu’Étienne va se reconstruire, lui qui, photographe, n’a toujours vécu que par l’image.

Image qui reste néanmoins omniprésente, de même que le son, grâce à l’écriture photographique et musicale de Jeanne Benameur, à travers laquelle nous voyons et on entendons cette histoire autant que nous en lisons les mots.

P Worms

" Avec Otages intimes, le questionnement était : quelle part de nous est toujours prise en otage ? Tous, nous sentons parfois qu’un territoire en nous reste inexploré, fermé. Ces espaces dont nous ne sommes pas libres appellent parfois. Il faut souvent ce qu’on nomme « une crise » pour aller y voir… se risquer à découvrir " Jeanne Benameur

Les Amis du Grain des Mots


Etienne, photographe de guerre, revient d’une prise d’otage. Mais est-il vraiment libéré ? Entre ses souvenirs d’enfances, ses souvenirs de captivité et son retour où il trouve tous ses proches qui l’attendent, il va s’interroger sur qui il est vraiment. Jeanne Benameur étudie également chacun des personnages qui l’entourent : sa mère, ses deux meilleurs amis d’enfance et son ancienne compagne. Elle libère ce qui en eux est « otage » et dévoile avec justesse l’intimité et les sentiments de chacun.

Marie Nawrot - 47° Nord

47° Nord, Antipodes - Enghien, À Livre ouvert Le Rat conteur - Woluwé Saint Lambert Belgique, La Librairie des Halles - Niort, Le Bateau Livre - Lille, Le Cadran Lunaire - Mâcon, Le Grain Des Mots - Montpellier, Les petits Papiers - Auch, Lune et l’autre - Saint Etienne, M’Lire - Laval, le 1er juin 2017