Joseph O’Neill

Netherland

Editions de l’Olivier
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Wicke
22,00 €
 

Un couple se délite.

Elle, Rachel, part avec Jake, l’enfant, se réfugier en Angleterre. Elle lui reproche de les avoir abandonnés elle et leur fils depuis ce terrible 11 septembre 2001 à NewYork. On comprend vite que chacun a fait face à sa manière à ce traumatisme, lui, il s’est malgré lui enfermé dans le silence et une apparente indifférence.

Lui, Hans, reste à New York. Dans la solitude, les souvenirs de son enfance, de son amour lui parviennent par salves. Il tente de comprendre, retrouver son équilibre, se cherche. Il rencontre alors Chuck, une personne magnifique, dans l’aisance, séduisant, brillant, d’une énergie folle. Il se laisse porter par cette relation et par le mystère et le charme qui entoure cet homme, dont les projets ambitieux frisent la démesure.
Ce fut une parenthèse salvatrice dans la vie, car Chuck semble être l’écho de sa propre personnalité aventureuse, et sa proximité quelque peu sulfureuse le ramène au fonds à l’essentiel, au calme, au dialogue, à l’amour.

Beau roman, quasi 2 romans en un en fait. Le livre commence quand Hans, en Angleterre auprès de Rachel apprend la mort sordide de Chuck dans une rivière. Il revit alors en pensée cette longue parenthèse qui les ramena avec Rachel l’un vers l’autre.
 

Le Grain Des Mots - Montpellier, le 22 septembre 2009