Pascal Dessaint et Philippe Matsas

Les voies perdues

Après la lune
23 €
 
« Ce n’est pas le paysage idéal, il existe plus exotique, et pourtant cette terre détrempée ressemble à une steppe lointaine, une contrée hostile telle qu’elle apparaîtrait soudain depuis la vitre d’un train de prestige, quelque part sur la ligne du Transsibérien. »
 
Des trains à l’abandon dans des gares qui ne verront plus de voyageurs, des rails qui ne mènent nulle part, des panneaux qui n »indiquent plus rien … Le photographe Philippe Matsas et l’écrivain Pascal Dessaint se sont promenés dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais pour y prélever images et impressions d’un monde fantôme où ne règne plus que le silence. Les photos ont le goût du métal et l’odeur du gasoil.On y sent le vent froid et humide qui sied parfaitement à ce décor où le gris du ciel se confond à l’anthracite de la terre. Et c’est beau. Beau comme ce serpent ferroviaire luisant dans l’obscurité, beau comme ce « David, veux-tu m’épouser » en banderole sur le pont d’une route, beau comme cette nature qui reprend ses droits et engloutit les dernières traces d’humanité.
 
François-Marie Bironneau

Le Bateau Livre - Lille, le 16 novembre 2011