Littérature étrangère

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La vie d’après

Donald Antrim

Traduit de l’américain par Francis Kerline 224 pages
21 €

Que la sainte quête « du Lit »de ses rêves transforme en culpabilité matricide les sentiments de Donald Antrim pour sa mère décédée relativement jeune d’un cancer du poumon, n’a à peu près rien d’étonnant chez cet écrivain proche de Franzen et héritier de Pynchon.

De fait ses élucubrations matelassières nous dévoilent mieux que des notes de psychanalyste les troubles obsessionnels dont il souffre et sont une introduction valable à l’évocation émue de sa famille pas mal ravagée (par l’alcool et le tabac notamment)

La mère de Antrim (du moins telle qu’il la décrit) semble être la plus atteinte du lot, sorte de fée allumée de la couture, pseudo artiste assez certaine que le non intérêt général pour ses travaux d’aiguille est la preuve qu’elle est en avance de vingt ans sur tout le monde.

Loin des débordements d’imagination de « votez robinson », ce roman continue de raconter mais cette fois sur le mode de l’autofiction satirique ce qui se cache sous la façade bien sage de l’american way of life.

Lucioles - Vienne, le 15 janvier 2008

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