La pluie avant qu’elle tombe
Jonathan Coe
Gallimard
traduit de l’anglais par Jamila et Serge Chauvin
19,50 €
Rosamond vient de mourir.
Mais elle nous laisse ou plutôt elle laisse à destination d’Imogen 20 photos. Vingt photos qu’elle revit ou revisite, le tout enregistré sur bandes magnétiques. Parce qu’Imogen est aveugle, parce qu’Imogen a disparu. Alors bien sur nous apprendrons tout de la vie de Rosamond, des années 1940 à aujourd’hui, son histoire familiale et les liens bien étranges qui unissent ces générations de femmes, trois générations de femmes. Leurs histoires sont liées par le désir, l’enfance perdue et les lieux magiques où elles ont vécu. Au fil de la narration, au fil des générations se pose la question des hasards de la destinée, des coïncidences, des drames à répétition. Hasard ou destin, qu’est ce qui régit nos vies ? C’est la grande question de ce livre.
Par sa construction remarquable, par l’épaisseur des personnages, par la proximité dans laquelle il nous met, nous lecteurs, ce roman de Jonathan Coe est parfaitement réussit.
Nous devenons les intimes de Rosamond, nous reconnaissons sa voix, nous suivons sa vie. Toujours nous sommes dans l’impatience d’entendre défiler les bandes magnétiques, et de feuilleter l’album de famille. Peut être sommes- nous les yeux d’Immogen.
Et si juste la fin, rien que la fin nous semble un peu décevante c’est peut être que nous ne voulions pas quitter cette nouvelle famille de fiction.
Le Cadran Lunaire - Mâcon, le 28 janvier 2009