La pensée de midiLe Merle Moqueur - Paris 20e
Dimanche 1 Juin 2008 - 17h00
A l’occasion de la parution du nouveau numéro de La Pensée de midi (mai 2008), intitulé Le Mépris, rencontre avec Renaud Ego, Marcel Cohen et Pierre-Damien Huygue, qui ont participé à sa rédaction, en présence de Thierry Fabre, rédacteur en chef de la revue.
En quelques mots, voici une présentation de ce numéro :
« Le mépris apparaît comme l’agent pollueur le plus dévastateur de ces vingt dernières années, et cela d’autant plus qu’il devient l’air que l’on respire, il s’insinue partout jusqu’à trouver en chacun de nous un possible relais. L’homme d’aujourd’hui n’a qu’une maxime de fonctionnement : il n’a pas le temps.
Le mépris est le fruit d’un manque cruel d’attention, d’autant plus effrayant qu’il ne relève pas d’une stratégie délibérée, mais d’une indifférence abyssale doublée d’une suffisance du "système" à se prétendre sans alternative. Personne ne peut rien faire pour personne - telle est la sinistre moralité de l’histoire.
La société du mépris n’est pas celle où des hommes en font souffrir d’autres volontairement, c’est celle où l’idée de fin est en voie d’oubli total et où la stricte logique des moyens s’applique sans limitation à tout et à tous.
Impossible de s’en satisfaire !
Le monde nous livre des encouragements. Il fait signe. Or, pour qu’il en vienne à faire sens, il importe qu’un désir, une volonté, un idéal, une avidité de belles images, une passion bien bâtie que l’argent n’est pas assez riche pour acheter ni raser, impose l’ordre du jour et demande la parole. C’est cette parole à plusieurs voix dont ce numéro se fait l’écho.
Ou comment sortir du temps du mépris.. »
Le Mépris apparaît comme l’agent pollueur le plus dévastateur de ces vingt dernières années, et cela d’autant plus qu’il devient l’air que l’on respire, il s’insinue partout jusqu’à trouver en chacun de nous un possible relais. C’est sur ce sentiment trop souvent négligé qu’à été conçu le dernier numéro de la revue La pensée de midi
Nous vous invitons à continuer le débat ainsi initié en compagnie des auteurs de ce dossier.