Jean-Christophe Bailly
L’apostrophe muette, essai sur les portraits du Fayoum
Les portraits du Fayoum "absolument suspendus, follement envoyés, ils sont là dans cette proximité qui n’advient que rarement : voir un visage de près et pendant des minutes le sonder, le scruter, jouir de son apparence, jouir de la façon dont en lui l’apparence est contigu à la plus radicale et mystérieuse différence, c’est là une expérience qui, si elle est bien liée à la vie quotidienne, s’en isole pourtant dans une consistance qui est celle de l’intimité ou de l’amour"
Ce qui perce c’est la singularité comme telle, le pluriel infini des existence finies.
Comme Un Roman - Paris 3e, le 20 juillet 2011