Qiu Xiaolong

Cité de la poussière rouge

Editions Liana Levi, collection « Littérature étrangère »
Traduit de l’américain par Fanchita Gonzalez Batlle 224 pages
17 €
 

Shanghai, cité de la Poussière Rouge. Dans cet ensemble composé de maisons traditionnelles, les habitants aiment se réunir dans l’une des allées pour leur « conversation du soir ». Pendant plus de cinquante ans, de la prise de pouvoir du Parti communiste en 1949 jusqu’à la période actuelle du « socialisme à la chinoise », en passant par la Révolution culturelle, chacun tire sa chaise à l’extérieur, chacun tisse son récit. Travail, précarité, ambition et amour se déclinent selon la grammaire socialiste, car rien n’échappe à l’idéologie. La cité est un microcosme à l’image du pays, dans lequel la poussière rouge recouvre jusqu’aux pensées de ses habitants. Avec ces nouvelles, Qiu Xiaolong nous offre encore une fois un regard pénétrant et lucide sur la Chine moderne.

De 1949 à 2005, c’est-à-dire sur plus de cinquante ans, de la proclamation de la République populaire de Chine par Mao Zedong en 1949 jusqu’aux « premiers vols entre la Chine et Taiwan depuis 1949 », Qui Xiaolong nous propose vingt-deux nouvelles articulées autour d’un groupe de personnages d’un quartier de Shanghai que l’on retrouve sur différentes années. Chaque nouvelle débute par un résumé des principaux événements de l’année écoulée vus de la Cité, puis nous entraîne dans une histoire particulière que nous raconte l’un ou l’autre des personnages.

Nous avons beaucoup aimé ces récits dans lesquels Qui Xialong nous amène à ressentir la vie quotidienne du petit peuple chinois, de ceux qui subissent la Révolution culturelle ou la réforme économique des années 1980 et de ceux qui sont partie prenante de l’une ou de l’autre.

Gwalarn - Lannion, le 7 septembre 2008

http://www.lianalevi.fr/litterature/poussiere_rouge.html

Gwalarn - Lannion, le 22 septembre 2008