Patchett, Ann

Bel Canto

Rivages poche
427 pages Traduit de l’anglais par Oristelle Bonis
9,50 €
 

Les applaudissements continuèrent même lorsque les lumières s’éteignirent et se prolongèrent alors que la salle restait plongée dans l’obscurité la plus totale. Personne n’eut peur du noir. Le pays était souvent victime de pannes. Mais vite les invités vont s’apercevoir que ce n’est pas d’une panne qu’il s’agit mais de terroristes qui investissent les lieux.

Les terroristes, à défaut de pouvoir enlever le président du pays qui s’est fait excuser de façon bien soudaine à la dernière minute, prennent les invités en otage. Les négociations commencent, se prolongent sans succès. Passent les jours, passent les semaines, les mois même. Des rapports singuliers vont se créer au sein du groupe d’otages, entre les terroristes et leurs prisonniers ; de fragiles modus vivendi s’instaurent dans ce huis clos.

Un roman fort bien enlevé et très prenant qui a obtenu le PEN/Faulkner Prize aux Etats-Unis et le Prix Orange en Grande-Bretagne.

Jacques Griffault

Librairie La femme renard - Montauban, le 17 décembre 2007