Arthur C. Danto

Andy Warhol

Les Belles Lettres, "Le goût des idées"
traduit de l’anglais (États-Unis) par Laurent Bury
13 €
 
La rencontre captivante que fit le critique d’art américain Arthur C. Danto avec les boites Brillo d’Andy Warhol en 1964 a changé la carrière du philosophe qui fut le critique de prédilection de Warhol mais aussi toute l’esthétique.
 
Avec intelligence, le critique montre en quoi Warhol demandait des comptes bien précis à l’esthétique et à la philosophe, en quoi Warhol obligeait la philo à une mise en question de son savoir sur les rapports entre l’art et la réalité et plus essentiellement de son savoir sur l’art.
 
"L’affirmation de Warhol montrait en fait qu’on ne saurait savoir si une chose est une oeuvre d’art en se bornant à la regarder, puisque l’art n’est pas obligé de revêtir une apparence spécifique. L’oeil, cet organe esthétique si estimé aussi longtemps qu’on considérait que la différence entre art et non-art était de l’ordre du visible, n’était plus de la moindre utilité philosophique dès lors que ce qui distinguait les deux domaines s’avérait être de l’ordre de l’invisible"
 
Françoise

Comme Un Roman - Paris 3e, le 11 juillet 2011